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prod:creation:meta-projet:km18905

km18905

Film-essai, documentaire de création
Sortie prévue courant 2022
Durée : 59 minutes | 337 plans
Format : 16/9 - Couleurs

km18905 est un point de vue sur le monde, aperçu dans un rétroviseur ayant fait le tour de la planète, tel qu'il a été perçu le long d'un itinéraire bitumé. Un portrait nécessairement subjectif, marqué par les contrastes, disparate, bigarré et polyphonique. Portrait d'un temps, d'une époque, d'une ère peut-être, l'anthropocène.

Après avoir pédalé 18905 kilomètres à travers 22 pays, Fanch Dodeur et Barthélemy Péron sont revenus à leur point de départ avec 35 heures de rushs image et 50 heures d’enregistrements sonores, comme autant de matière exploitable au montage. Plusieurs années après, ces archives audiovisuelles glanées autour du monde entre 2012 et 2015 se transforment en un objet filmique singulier, résultat d’une expérience de montage-écriture à huit mains.

Moins que de tenter de faire vivre un voyage, il s’agit surtout de raconter une expérience passée et révolue, de mettre en scène l’exploration de sa mémoire, d’analyser ses traces, de réinterpréter le « carnet de bord » d’un atelier mobile et de tisser le portrait subjectif d’un monde traversé par la route. Portrait d’un monde arpenté dans la fatigue ou l’exaltation, entre paysages naturels grandioses et urbanisation mégalopolitaine où l’énergie humaine est partout présente, comme une croissance incoercible aux reflets horrifiants, absurdes et poétiques.

Production : Laurence Ansquer / TITA Productions
Réalisation : Fanch Dodeur, Barthélemy Péron, Erwann Babin, Éric Thomas
Images : Barthélemy Péron
Sons : Fanch Dodeur
Montage / Mixage / Étalonnage : Fanch Dodeur, Barthélemy Péron, Erwann Babin, Éric Thomas
Partenaires : La Région Bretagne en partenariat avec le CNC (FACCA)
Principalement réalisé avec des outils et logiciels libres : Kdenlive - Ardour - Pure Data - Cecilia - DCP-o-matic

Bande annonce

Film-essai, entre documentaire de création et film expérimental, km18905 s'est écrit avec la contrainte de ne s'appuyer que sur ce que racontent les images et les sons, indépendamment de l'histoire de leur captation. Afin d'affirmer d'avantage cette prise de recul, Erwann Babin et Éric Thomas ont été conviés à partager ce travail de montage-écriture expérimental.

Deux co-réalisateurs ont travaillé principalement le sonore, les deux autres l’image, chaque binôme étant constitué d’un « voyageur » et d’un « invité ». L’écriture s’est élaborée par la mise en commun (en duo puis en quatuor), et s’est figée par l’analyse, la discussion, l’émotion collective, mais aussi par les hasards, les synchronicités inopinées. Progressivement, le portrait s’est créé, de grandes lignes narratrices sont apparues, jusqu’au « final cut » unanime.

Les captations sonores ont été réalisées avec une oreille influencée par la musique concrète et les évolutions des méthodes d’échantillonnage (sampling, granulation…), ce qui nous a mené à appréhender le montage audio comme la continuité d'une démarche, et à explorer cette matière sonore à la recherche d'une musicalité hybride, de rythmiques cachées et de polyphonies harmoniques ou culturelles.

Parfois en équilibre, parfois en concurrence, l'image et l'audio entretiennent une relation mouvante pouvant aller jusqu'à l’effacement partiel ou total de l'une ou de l'autre. Le son vient rehausser le propos des images, parfois le questionner et si nécessaire le contredire, et de ces interactions naît un support inattendu de réflexion, utilisé pour enrichir la trame narrative du film. La bande-son alterne ainsi captations audio explicites, textures sonores, micro-montages, granulations et silences. Les images et sons, toujours enregistrés sur le vif, impliquent sur une durée de trois ans, une nécessaire forme de candeur renouvelée, révélée par une subjectivité immédiate et mouvante des états d’âmes de ces voyageurs-capteurs. Ainsi l’humanité évite la caricature et se révèle telle quelle fût sur une multitude d’instants qu’il implique de faire entrer en résonance.

Contexte

La réalisation du ce film s'inscrit dans un travail de relecture de la mémoire et des traces du projet Geocyclab. Engagé par ExSitu depuis plusieurs années maintenant, ce méta-projet fait converser un ensemble d’œuvres et d'éditions pensées de manière indépendante, mais intimement liées dans leur discours et leur inspiration. Sous cette forme pluridisciplinaire, différentes propositions plastiques se croisent, s’imbriquent et se complètent, autorisant un questionnement critique sur la mémoire, l’identité, et la nature même de Geocyclab.

km18905 dialogue ainsi, tout en s'en distinguant, avec des installations numériques comme 1000, des travaux d'édition, des conférences ou d'autres productions audiovisuelles telles que les Haïkus ou les reportages sur le Libre.

prod/creation/meta-projet/km18905.txt · Dernière modification : 22 07 2022 de barth