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L'écume des vents

Création partagée - Projet artistique et culturel en territoire

Très Tôt Théatre - Entre chien et loup - Cactus
Quimper (29) | 2021


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Ciconia Ciconia, infos

Le langage des plantes

Proposition de recherche partagée
En cours | 2020-2021


De par sa lenteur relative, le métabolisme végétal est un phénomène qui échappe à nos sens, nous laissant croire que les plantes sont des êtres immobiles et silencieux. Pourtant, en mettant en œuvre des outils de mesure adaptés, il est alors possible de révéler différents processus biologiques et de les traduire de manière sensible.

Pour photosynthétiser, pour se nourrir, les plantes consomment de l'eau, de la lumière et du CO2. Elles transforment ces éléments en glucides et en matières organiques et captent le carbone pour se structurer. Elles conservent les stigmates de la sécheresse et des tempêtes entre leurs fibres et stockent de l'information dans chacune de leurs cellules, de la plus haute des feuilles à la pointe des radicelles les plus profondes. Elles sont des témoins du temps, captent leur environnement pour s'y adapter et enregistrent dans leur matière une fraction de l'histoire de notre atmosphère.

Expériences antérieures

Demo-ExSitu-Plants

Parmi nos créations, différentes expérimentations visent à retranscrire les variations du métabolisme des plantes (photosynthèse, respiration, activité micro-électrique…) sous la forme de modulations sonores (Phonosynthesis - De Natura Rerum - Singing Plants). Ces premiers résultats valident certaines hypothèses techniques, et laissent entrevoir un champ d'exploration poétique et esthétique qui nous incite à poursuivre cette recherche artistique et scientifique.

Objectifs de la saison 2020/2021

Artistiques

Que nous racontent les plantes ? Peut-on parler d'expression ? Quel langage utiliser pour interpréter au mieux les données issues de nos captations ? Pouvons-nous utiliser les plantes pour transmettre un message sans verser dans l'anthropocentrisme ? Plusieurs questions de ce type animent cette recherche et nous poussent repenser notre relation au vivant.

Techniques

Afin de faciliter la multiplication, la superposition et l'interconnexion de ces dispositifs, nous envisageons de les rendre à la fois plus modulaires et plus mobiles en séparant les éléments dédiés à la captation de ceux dédiés à la transcription (sonore, visuelle, mobile…) des phénomènes mesurés. Nous imaginons ainsi un système de mallettes fonctionnant de manière autonome, et communiquant automatiquement entres elles via wifi.

Rencontres et collaborations

Un travail de fond doit être mené avec des biologistes, philosophes, sociologues, anthropologues, chercheurs en IA, pour développer notre réflexion sur le langage des plantes. Ce type de collaborations sera aussi l'occasion d'affiner la cohérence scientifique du projet, d'expérimenter de nouveaux outils, principes et méthodes.

Pédagogiques

En 2020/21, “le Langage des Plantes” s'inscrit au sein de différents projets en lien avec des scolaires (Très Tôt Théâtre et Sequoia). Du coté d'ExSitu, l'objectif est de transmettre notre sensibilité au regard du monde végétal, de la science et de l'art. Mais ces rencontres permettront aussi au jeune public d'explorer différentes interprétations sonores et visuelles de ce que “racontent” nos plantes, et pourquoi pas, de s'approprier ainsi nos œuvres, de les nourrir de leurs énergies, critiques, sincérité… A suivre.

Résidences

Dans le contexte de “l'Écume des Vents”, projet porté par Très Tôt Théâtre, deux résidences en milieu scolaire sont planifiées à l'école de St Albin (Plogonnec). Objectif : Développer et produire quatre installations itinérantes qui circuleront dans quinze écoles finistériennes de mars à juin 2021.

Expositions

Une restitution de ces résidences se déroulera le 6 juin, à La Pointe du Raz (29). Ensuite, une exposition portée par nos amis du C.A.C.T.U.S devrait aussi voir le jour, date et lieu à préciser.

De natura rerum #3

En guise de nouveau point de départ, et afin de tester plusieurs évolutions techniques envisagées pour la suite de cette recherche, nous avons produit une nouvelle version de “De natura rerum”. Ce prototype présente quatre modules identiques, capables de sonifier indépendamment les données captées sur quatre plantes, et de transférer en temps réel ces données via wifi.

Chaque appareil est contenu dans une boîte qui doit seulement être reliée au secteur, ainsi qu'à la plante grâce aux deux pinces-électrodes. La sonification est basée sur une granulation d'un jeu de cinq samples que l'on peut sélectionner parmi ceux qui sont enregistrés dans le système, ouvrant la porte à une exploration large des univers sonores.


Tutoriel manipulateur

[KIT] - Plantes nomades (x4)

Pad de travail

Retroplanning

  1. Réalisation d'un prototype de boite vide courant octobre/novembre
  2. Budgétisation courant octobre
  3. Réalisation d'un kit complet (électronique sur planche)
  4. Conception détaillée de la série homothétique
  5. Commande de matériel (Électronique + CP + aimants + colle)
  6. Lasercut + Assemblage + Finitions
  7. Aménagements intérieurs + Câblages

KIT Version 1 (3 ExBox)

Un module dédié à la captation d'informations liées au métabolisme de la plante et à l'environnement dans lequel elle évolue.

[Captation] - Bio feedback + Atmosphère

ESP32


GSR (galvanic skin sensor) behance - cargocollective - academia

ECO2

SPECTRO visible

SPECTRO infrarouge

Humidité du sol

Capacitif Voir pin du ESP32-DEV-KIT 2


ECO2

SPECTRO visible

Particules en suspension Code & info - Liaison série - 3 flux de données séparés : PM10 + PM2.5 + PM1

Volume sonore

Pression + Température + Hygrométrie + Qualité de l'air

Gaz multicanal - NH3 CO N02 C3H8 C4H10 CH4 H2 C2H5OH


LEDs WS2812


Alimentation - 5V 3A 15W

Régulateur de tension batterie - 12V to 5V 5A

Régulateur de tension ajustable ESP32 - 5V to 3.3 3A (x2)


Façade

Connecteur Jack 12V

Interrupteur bipôle (mise sous tension 12V)

Interrupteur bipôle (mise sous tension 220V)

Inverseur double bipôle ON-OFF-ON

Bouton reboot (RPI - ESP)


Un module serveur pour assurer la communication entre “capteurs” et “actionneurs”, archiver les données enregistrées, et permettre l'accès à une interface de médiation/visualisation via le navigateur web de n'importe quel appareil.

[Périph] - Serveur + Image record

Le hardware du serveur est composé de 3 couches : Raspberry + RTC shield + écran.

Raspberry Pi 3B


Ecran

GPIO extension

RTC (clock)


PiCam


LEDs WS2812


Alimentation - 5V 5A 25W

Régulateur de tension batterie - 12V to 5V 5A

Bus de puissance 5 V


Façade

Connecteur Jack 12V

Interrupteur bipôle (mise sous tension 12V)

Interrupteur bipôle (mise sous tension 220V)

Inverseur double bipôle ON-OFF-ON

Bouton reboot (RPI - ESP)

[Code] PiCams / ThermiCam

LOGICIELS

Hugin (panorama, traitement d'images)
Yatse (télécommande Kodi)

Raspbian : strech desktop

RASPBERRY PI


HDMI audio output fix

sudo nano /boot/config.txt

Audio configuration


OMXPlayer

omxplayer -o hdmi -b

OMXPlayer FULL HD 1080px raspberry pi


Raspicam commands

Instructables tuto

Picamera (Python interface to the Raspberry Pi camera) - Basic Recipes

Raspberry webcam serveur


Appli Télécommande Kodi : Yatse


Thermal Camera AMG8833 - Tutos

Raspberry Pi Thermal Camera

Thermal Camera (AMG8833)


Un module retranscrivant en direct les données captées, sous forme de synthèse sonore.

[Action] - Audio

Élimination des buzz : Pas évident car plein de paramètres rentrent en cause. Blindage des câbles, alimentation linéaire, découplage de l'alimentation, connexion de la masse en un point au chassie, séparation des alimentations etc… Trois solutions :

  • RasPi alimenté par le shield HIFI + amplificateur (réduit le câblage, apparemment conçu pour ça)
  • ExBox [AMPLI] séparé de ExBox [AUDIO]
  • ExBox [AMPLI+AUDIO] avec 2 alimentations (1 circuit audio, 1 circuit numérique)

Raspberry Pi 3B


Shield DAC + AMP

Speakers 25W (x2)


LEDs WS2812


Alimentation - 12V 4,2A 50W

Régulateur de tension ajustable LED - 5V 1A

Régulateur de tension ajustable Raspberry - 5V 3A


Façade

Connecteur Jack 12V

Interrupteur bipôle (mise sous tension 12V)

Interrupteur bipôle (mise sous tension 220V)

Inverseur double bipôle ON-OFF-ON

Bouton reboot (RPI - ESP)


Les résidences à Saint Albin et Ligne 21

Échanges avec les enfants

2020-11-12 - Courrier #1 aux élèves Jean-Marie Autret

Courrier #1

Classe de CE2-CM1-CM2 École primaire publique Jean-Marie Autret 8 Hent Ar Ménez - Hameau de St-Albin 29180 Plogonnec

Bonjour les enfants,

Nous nous appelons Barth et Fanch et nous sommes artistes-chercheurs. Artistes ? Chercheurs ? Artistes parce que nous créons des œuvres d'art, et chercheurs parce que nous nous inspirons de la science pour créer des œuvres d'art.

Votre maîtresse nous a appris hier qu'une cigogne est passée dans votre classe ! C'est incroyable, car nous suivons sa migration depuis Dakar et avions perdu sa trace, pensant jusqu'à aujourd'hui qu'elle s'était égarée en Espagne. Cette bonne nouvelle nous redonne espoir !

Nous pensons que le plan de route de notre Ciconia Ciconia a pu être perturbé par un phénomène que l'on appelle “le vent sucré”. Mais nous n'en sommes pas encore certains, et pour tout avouer, cela reste encore très mystérieux pour nous.

Pour tenter d'éclaircir ce mystère nous avons besoin de votre aide, car nous sommes sûrs que vous avez plein de pistes et d'indices à nous révéler sur la cigogne ! Nous sommes vraiment curieux (c'est un peu notre métier)… Alors si vous êtes d'accord, nous aimerions vous rencontrer, et installer notre atelier/laboratoire à l’École Jean-Marie Autret en janvier prochain. Nous pourrons ainsi récolter vos témoignages et réaliser ensemble différentes expériences artistiques sur l'air et le vent, afin d'en savoir un peu plus sur l'erreur de trajectoire de notre cigogne !

Nous attendons votre réponse avec impatience !

Amicalement, Barth & Fanch du collectif ExSitu.

2020-11-12 - Réponse #1 des élèves Jean-Marie Autret

Élèves de CE2 CM1 CM2! École Jean-Marie Autret, 8 Hent ar menez Plogonnec le 4 décembre à Saint-Albin

Chers Fanch et Barth, !

Nous avons bien reçu votre lettre. Nous souhaitions vous poser quelques questions :

- D’où venez-vous ? Quel âge avez-vous ? Quel est votre nom de famille ?

- Quelle est la chose qui vous a poussé à faire ce métier ?

- Où allez-vous installer votre laboratoire ?

- Quel matériel utilisez-vous ?

- Combien de temps restez-vous avec nous ?

- Pourquoi avez-vous dessiné notre école ?

- Qui vous a appris à dessiner aussi bien ?

- Quelle oeuvre d’art ferons-nous ensemble ?

- Que va-t-on faire comme expérience ?

- Pourquoi écouter le vent ? Qu’est-ce que le vent sucré ?

- Allez vous créer une machine qui sert à écouter ce que l’on respire pour comprendre comment le vent sucré a dévié la migration de Ciconia Cinonia ?

- Pourquoi suivez-vous la migration d’une cigogne et depuis quand ?

- Est-ce que vous suivez d’autres animaux ?

Dans l’attente de vous rencontrer

Les élèves de CE2-CM1-CM2!

2020-12-15 - Réponse #2 aux élèves

Bonjour les enfants,

Merci pour votre retour et pour vos nombreuses questions ! Vous avez l'air curieux, c'est très bon signe !

Voici donc quelques éléments qui nous l’espérons répondront à vos interrogations.

D’où venez-vous ? Quel âge avez-vous ? Quel est votre nom de famille ?

Barth est né à Quimper en 1981, son nom de famille c'est Péron. Fanch Dodeur a bientôt 35 ans. Nous avons tous les deux longtemps habité à Quimper mais nous avons déménagé à Nantes il y a un peu plus d'un an.

Quelle est la chose qui vous a poussé à faire ce métier ?

C'est probablement notre curiosité qui nous pousse à faire ce métier. C'est l'envie d'observer le monde, de le comprendre un peu mieux et de le raconter avec nos œuvres. C'est aussi le désir de voyager, de faire des rencontres ou encore de partager nos connaissances avec vous.

Où allez-vous installer votre laboratoire ?

Nous pensons venir avec la version mobile de notre laboratoire/atelier et l'installer dans la salle de motricité ? (

Quel matériel utilisez-vous ?

Nous allons travailler avec des capteurs qui pourront nous révéler beaucoup d'informations sur l'air, la lumière et les plantes. Nous utiliserons de tout petits ordinateurs et d'autres composants électroniques, mais aussi des outils pour travailler le bois et d'autres matériaux.

Combien de temps restez-vous avec nous ?

Nous resterons une semaine à l'école, si vous le voulez bien.

Pourquoi avez-vous dessiné notre école ?

Parce que nous pensons que c'est un site stratégique pour notre recherche.

Qui vous a appris à dessiner aussi bien ?

Comme vous, nous avons appris à l'école, en cours d'art plastique au collège et au lycée et comme nous aimions ça nous avons tous les deux beaucoup pratiqué.

Quelle œuvre d’art ferons-nous ensemble, allez vous créer une machine qui sert à écouter ce que l’on respire pour comprendre comment le vent sucré a dévié la migration de Ciconia Cinonia ?

Cette question est très intéressante! Nous espérons effectivement créer une machine scientifique qui sert à écouter ce que l’on respire. Mais si cette machine doit nous aider à comprendre la migration de Ciconia Cinonia, pour être une œuvre d'art, elle doit aussi fabriquer de la poésie. Nous vous préciserons tout cela quand nous nous rencontrerons en janvier.

Pourquoi écouter le vent ?

Parce qu'il est invisible à nos yeux et que l'écouter peut nous apporter beaucoup de réponses.

Qu’est-ce que le vent sucré ?

Pour l'instant, nous pensons que les arbres sont à l'origine du vent sucré. Mais nous n'en sommes absolument pas certains car nous n'avons encore aucune preuve de ce que nous avançons. Nous avons besoin de plus de temps mais aussi de vous rencontrer et de récolter vos témoignages pour établir une hypothèse.

Pourquoi suivez-vous la migration d’une cigogne et depuis quand ?

Nous avions croisé Ciconia Ciconia par hasard en 2013, au nord de Dakar alors que nous faisions, dans le cadre de notre travail un voyage autour du monde en vélo. Elle était vraiment sympathique cette cigogne, elle avait sacrifié une bonne partie de sa pause à nous expliquer les enjeux et difficultés d'une telle expédition. C'est depuis ce jour que nous suivions les migrations des cigognes.

Est-ce que vous suivez d’autres animaux ?

Excepté le cas de Ciconia Ciconia nous focalisons d'avantage nos recherches sur le monde végétal. Cependant, les liens entre l'univers des animaux et celui des plantes sont si nombreux que nous nous intéressons aussi aux animaux et donc aux écosystèmes.

Que va-t-on faire comme expérience ?

Nous vous expliquerons tous les détails de l'expérience que nous allons faire ensemble lors de notre première rencontre en janvier. Mais nous pouvons déjà vous dire que nous allons avoir besoin de plantes vertes pour faire des essais très rapidement. Avez-vous dans votre maison une plante en pot que vous pourriez ramener à l'école pendant la semaine de la rentrée ?..

Nous sommes vraiment impatients de vous rencontrer après les vacances !

A très bientôt alors !

Compte-Rendu de résidence

Une semaine à l'école Jean-Marie Autret de Saint Albin

Lundi 4 janvier 2021 - C'est la rentrée à l'école Jean-Marie Autret de Saint Albin et les CE2/CM1/CM2 de Sarah Cosquer viennent de retrouver leur classe. Nous toquons à la porte, accompagnés par Jean-Louis de TTT, pour une première rencontre qui lance officiellement cette semaine de résidence. Les enfants savent déjà qui nous sommes (“Facile, Fanch et Barth c'est ceux qui ont un bonnet !”), et nous essayons d'imaginer les frimousses qui se cachent derrières les carrés de tissus.

Pour commencer, nous relisons ensemble les courriers échangés avant Noël pour repréciser les raisons de notre présence à Saint Albin. L'histoire est simple : depuis que nous avons appris que Ciconia Ciconia s'est égarée à l'école nous pensons qu'un vent sucré souffle dans les parages. Nous allons donc construire avec l'aide des enfants, une machine permettant de mesurer ce phénomène, dans la suite de nos recherches artistiques sur les plantes, l'atmosphère et les éléments… Mais c'est déjà l'heure de la récréation, et pour nous d'aller installer notre atelier dans la salle de motricité. Quelques tables et chaises, une rallonge, une connexion internet, c'est tout ce qu'il nous faut pour déployer les différents prototypes que nous avons dans nos valises.

A la fin de la récréation de l'après-midi les enfants viennent jeter un œil curieux à notre installation, avant de nous retrouver en classe pour présenter, vidéos à l'appui, notre parcours d'artistes-chercheurs-voyageurs et tout particulièrement les expériences déjà réalisées avec des plantes. Les yeux s'écarquillent au-dessus des masques, les questions fusent ! Mais la journée se termine déjà…


Mardi 5 janvier 2021 - Répartis en trois groupes de huit, les enfants passent dans notre atelier pour une séance d'expérimentation avec les capteurs que nous utilisons. Le programme est chargé ! Il s'agit tout d'abord de tester les différentes plantes qu'ils nous ont apporté, en fixant deux électrodes sur leurs feuilles pour écouter les variations de leurs métabolismes. Et ensuite d'écouter et observer les variations de C02, d'humidité, de température, des couleurs de la lumière, en déplaçant les capteurs à l'extérieur de la salle.

Beaucoup d'informations et de notions abordées en un temps très court.. Mais l'essentiel parait compris : Les capteurs produisent des données que nous interprétons ensuite en direct, de manière visuelle et/ou sonore. Il n'en faut pas plus pour introduire la mission de la fin de semaine ; que les élèves produisent eux-mêmes des enregistrements sonores qui serviront à sonifier les différents paramètres mesurés. Quel son peut faire une plante ? Que peut-on lui faire dire ? Comment faire entendre le taux de C02, l'humidité de l'air, la température ?.. On se revoit jeudi pour trouver des réponses !


Mercredi 6 janvier 2021 - Pas d'école aujourd'hui, la journée est consacrée à la préparation de l'atelier de Jean-Christophe le lendemain, et pour Barth à un point avec Manu sur la construction des boîtes.


Jeudi 7 janvier 2021 - Jean-Christophe prend la main. Les trois groupes d'élèves se succèdent dans notre atelier, transformé pour l'occasion en studio de prise de son, avec pour mission de produire différents enregistrements pour sonifier les paramètres des capteurs. Les accessoires ne manquent pas dans la salle de motricité, et les enfants sont vite à l'aise avec le protocole d'enregistrement. Un volontaire manipule seul devant le micro, les autres sont à la régie, “Silence ! Ca tourne !..”.

Fanch et Barth font un saut à Ligne 21 pour avancer sur les boîtes et bricoler un peu sans perturber les prises de sons. Et c'est déjà la fin de journée, avec un petit bilan en classe entière qui reflète l'enthousiasme collectif des enfants ! La soirée, et une partie de la nuit pour Fanch, sont consacrées à l'édition et au formatage des pistes audio pour les intégrer au prototype…


Vendredi 8 janvier 2021 - Les élèves se rassemblent dans notre atelier pour une démonstration du dispositif avec les sons enregistrés par eux la veille. Chaque paramètre est écouté attentivement, et le verdict est sans appel : il faut retoucher et compléter certaines choses. Après la pause déjeuner, un des groupes revient donc avec Jean-Christophe pour refaire quelques enregistrements. La fin de l'après-midi ne laisse pas assez de temps pour atteindre notre objectif, le prototype que nous allons laisser en classe n'assurera pas de sonification, mais il va nous permettre de valider l'enregistrement des données sur deux semaines.

C'est déjà l'heure du bilan de la semaine en classe entière, le temps d'écouter rapidement les derniers enregistrements. Nous découvrons alors avec beaucoup d'émotion les cadeaux et messages que les enfants nous ont préparé, et surtout, le temps d'un verre de grenadine, une éclipse de bouches et de nez qui avaient oublié d'exister depuis le début de la semaine ! Incroyable découverte !!!

Rendez-vous dans quinze jours à Ligne 21 pour la suite de l'aventure et les finitions du prototype final !

Compte-Rendu de résidence#2

Une semaine à Ligne 21, Plogonnec

Dimanche soir 24 Janvier 2021 - Deux semaines on passées depuis notre résidence à l'école Jean Marie Autret de Saint Albin et comme prévu nous sommes de retour, enfin ! Corinne et Emmanuel (Manu) nous accueillent à “Ligne 21” en sortant la billig, de quoi prendre des forces pour les jours à venir.


Lundi 25 Janvier 2021 - C'est donc reparti pour 5 jours de travail durant lesquels nous focalisons notre énergie sur la finalisation du prototype de notre machine à écouter l'invisible. Mais ce n'est pas tout, nous comptons bien profiter de l'atelier et des conseils avisés de Manu pour construire une quinzaine de boites en bois qui seront destinées à recevoir l'électronique et l'informatique de nos petits dispositifs sonores. Manu revient en milieu de matinée chargé d'une multitude de petites pièces de bois découpées au laser. Ce sont nos futurs coffrets !

C'est en fin de matinée, que nous retrouvons avec grand plaisir Sarah et ses élèves le temps de leur présenter nos avancés et projets de la semaine. Nous en profitons pour télécharger les données du prototype resté à l'école ces 15 derniers jours, ce qui nous permettra, après analyse, de mieux comprendre le comportement des capteurs, et du dispositif en général. Nous observons avec les enfants que les électrodes ont blessé la plante, une remarque importante qu'il va falloir prendre en compte.

De retour à Ligne 21, la première étape pour Barth et Manu consiste à poncer et teinter à l'encre de chine les faces intérieures des futurs coffrets. L'opération n'est pas particulièrement délicate mais elle prend du temps. Pendant ce temps, Fanch se concentre devant son écran d'ordinateur dans le but de brancher les différents éléments du nouveau prototype. L'après-midi passe très vite mais les objectifs de la journée sont atteints : les pièces de bois sèchent à la chaleur du poêle de l'atelier et les différents capteurs envoient au serveur (cerveau informatique de notre œuvre) tout un tas de données qui seront ensuite interprétées de manière sonore.


Mardi 26 Janvier 2021 - Manu et Barth s'en vont d'un pas motivé à l'atelier bois de la résidence d'artiste. L'encre de chine à séché durant la nuit, la surface des petites pièces de bois révèle une couleur sombre, profonde et bien homogène, impeccable ! Il faut maintenant insérer les aimants (fermoirs) dans les interstices prévus à cet effet, et dans le bon sens s'il vous plaît, car en cas d'inversion des pôles les boites ne fermeront jamais. Les deux équipiers enchaînent sur le collage et l'ajustage des coffrets, une étape laborieuse mais très satisfaisante puisque qu'en quelques heures nous passons de la deuxième à la troisième dimension ! Fanch semble être dans sa propre dimension, il corrige le code des capteurs en fonction des données récupérées la veille à l'école. Il se joint aux ébénistes pour faire chauffer son fer à souder et assembler les différents capteurs du dispositif.


Mercredi 27 Janvier 2021 - Intendante et cuisinière de talent, Corinne s'active en cuisine, et la maison embaume peu à peu d'une délicieuse odeur. Fanch en profite pleinement, il démêle ses câbles sur la table du salon et exécute d’innombrables allers-retours entre son ordinateur, la box internet et les ordinateurs miniatures du prototype. Une tache parsemée d'obstacles consistant à créer un réseau sans fil entre les différents modules de l'installation artistique et de s'assurer que tous se connectent automatiquement lors de l'allumage des modules. Barth et Manu sont toujours à l'atelier, pinceaux à la main, pour passer une, puis deux couches d'encre de chine à l’extérieur des boites. 19H00 déjà ! Le réseau est en place, et Fanch rejoint ses acolytes à l'atelier pour passer une couche d'huile dure sur l'ensemble des boites, pour les protéger des taches d’humidité. 21H00, enfin sonne l'heure du dîner, et comme toujours c'est une surprise pleine de saveurs et de couleurs que nous partageons ensemble autour de la table en chêne.


Jeudi 28 Janvier 2021 - Nos amis de C.A.C.T.U.S. nous rendent visite ce matin pour parler de l'exposition itinérante de nos œuvres dans la quinzaine d'établissements scolaires et associatifs prenant part à “l’Écume des vents” , ce sur une période d'environs deux mois. Cela suppose une certaine organisation qui est rendue possible grâce à l'énergie des bénévoles de l'association. Nolwenn et Cécile de TTT animent la réunion. Ça cause planning, logistique,organisation et médiation, des mots qui sonnent vraiment sérieux, mais qui avec tout ce beau monde, s'enveloppent de rires et de bonne humeur !

Retour au bricolage l'après-midi. Dans l’atelier ça sent la cire d'abeille, que Barth et Manu badigeonnent sur les boîtes pour leur offrir un aspect satiné. Fanch tente de régler un problème d’électronique, une histoire qui n'aboutira malheureusement pas ce soir. 19H30, nos amis de la compagnie “Entre Chien et Loup” débarquent ! Jean Christophe, Steve, Camille et Karine se joignent à nous pour cette fin de semaine. Les retrouvailles se prolongent autour d'une magnifique table préparée par Corinne qui chaque jour s'affaire à rendre notre séjour délicieusement gourmand.


Vendredi 29 Janvier 2021 - Quoi ? Déjà la fin de semaine ! Il est donc temps de rendre une dernière visite à l'école de Saint Albin, avec Jean-Louis et Manu qui nous accompagnent pour présenter nos dernières avancées aux enfants. Le prototype n'est pas entièrement terminé, s'il a bien avancé, il reste encore à aménager l'électronique dans les coffrets. C'est une petite déception pour tout le monde mais cela n'entache pas la bonne humeur des élèves. Merci encore pour votre accueil, nous repasserons vous voir ! L'après-midi la fatigue commence à se faire sentir, nous nous affairons à ranger l'atelier. A 16H30, quelques membres de TTT et de C.A.C.T.U.S. se retrouvent à Ligne 21 pour découvrir notre travail. Nous leur présentons une œuvre non aboutie, mais les éléments principaux de notre installation sont en état de marche, nous écoutons ensemble la lumière, le CO2, les particules organiques volatiles et les micro- variations électriques d'un jeune yuka. S'il nous reste encore quelques défis à relever, cette résidence fut productive. Nous avons bien avancé et mettons un point d'honneur à terminer tout cela d'ici la fin du mois prochain.

Expositions

Exposition itinérante

Plantes nomades

Exposition itinérante

Très Tôt Théatre - Entre Chien et Loup - C.A.C.T.U.S.
15 lieux | Finistère (29) | 8 mars au 23 avril 2021

Pour photosynthétiser, pour se nourrir, la plante consomme de l'eau, de la lumière et du CO2. Elle transforme ces éléments en glucides et en matières organiques, capte le carbone pour se structurer. Elle conserve les stigmates de la sécheresse et des tempêtes entre ses fibre et stocke de l'information dans chacune de ses cellules, de la plus haute des feuilles à la pointe des radicelles les plus profondes. Elle est un témoin du temps, capte son environnement pour s'y adapter et enregistre dans sa matière une fraction de l'histoire de notre atmosphère.

L'idée consiste à faire voyager une plante dans différents lieux, et de traduire de manière immédiate, sous forme plastique et sonore, ses signaux bioélectriques et les différents composés de l'environnement dans lequel elle évolue et dont elle se nourrit. Il s'agit aussi d'enregistrer les données récoltées, de les archiver pour tenter de reconstituer la mémoire de notre plante nomade.

Cette proposition est une réponse à la demande de “Très Tôt Théâtre” concernant le projet “l’Écume des Vents”, elle s'inscrit dans la continuité des recherches menée par le collectif ExSitu. L'objectif en sortie de résidence est d'avoir une première série de sculptures nomades destinée à sensibiliser le public (jeunes et moins jeunes) sur une multitude de questions environnementales.

Après cette aventure de trois mois, nous récolterons et analyserons ces archives avec l'intention d'en extraire le potentiel poétique, et de le restituer sous forme plastique et/ou sonore à la Pointe du Raz lors du rassemblement final de “l’Écume des Vents”.

Plantes-Nomades_Documentation

Description technique

Dans la suite de nos travaux autour des plantes (Phonosynthesis - De Natura Rerum - Singing Plants) nous imaginons un nouveau dispositif permettant de mesurer les variations métaboliques d'une plante (photosynthèse, respiration, activité micro-électrique…) et d'analyser en parallèle les conditions environnementales qui affectent cette même plante (température, pression atmosphérique, hygrométrie, mesures de gaz et de particules dans l'atmosphère, activité humaine, bruit…)

Le dispositif est réparti dans trois ExBoxs (boîtes en bois construites sur mesure pour l'occasion). Le premier contient l'ensemble des capteurs, le second enregistre les données captées et génère un réseau wifi local pour connecter les trois ExBoxs, et le troisième assure la sonification en direct des données captées.

Tous ces ExBoxs fonctionnent de manière autonome, et communiquent automatiquement entres eux via wifi. Une fois branchés à une prise de courant, ils ne nécessitent aucune manipulation particulière pour fonctionner. Une interface web permet de contrôler le volume d'écoute et de sélectionner les données que l'on souhaite écouter. Une documentation les accompagne pour assurer de bonnes conditions d'installation et désinstallation entre deux lieux.

Pour assurer une durée de séjour conséquente dans chacun des 15 lieux du parcours de “l'Écume des Vents”, cette installation nomade (1 plante + 3 ExBoxs) sera produite en 4 exemplaires.

FAQ

Questions posées par les différents groupes qui ont accueilli “les plantes nomades”

Comment les enfants ont choisi et enregistré les sons ?

Les élèves ont travaillé avec le musicien et compositeur Jean Christophe Désert, pour tenter d'imaginer quel bruit il serait possible d'associer à un ensemble d'éléments invisibles et silencieux. Ils ont choisi de prêter leurs voix à la plante et d'associer toutes sortes de sons de frottements, de sifflements étranges aux différents paramètres atmosphériques. C'est un travail d'interprétation subjectif.


Pourquoi le CO2 reste bloqué à 400 ?

La concentration de CO2 dans l'air est généralement de 400 ppm (parties par million des molécules qui composent l'air), le capteur de CO2 est d’ailleurs calibré par rapport à ce taux de C02. S'il reste bloqué à 400 ppm, cela signifie probablement que la pièce est bien aérée. Pour en avoir le cœur net, souffler doucement sur la boite contenant les capteurs tout en regardant l'évolution du CO2 sur l'interface.


La température est-elle donnée en degrés ?

Oui, la température est en degrés Celsius. Il possible qu'elle affiche une valeur supérieure à la réalité car la plaque sur laquelle est fixé le capteur a tendance à légèrement chauffer. Pour estimer la température réelle, il faut soustraire environ 3°C à ce qui est affiché.


Qu'est-ce que le “biofeedback” de la plante exactement ? (le nombre associé a varié de 7 000 à 20 000 dans la journée mais nous ne savons pas ce à quoi cela correspond). Qu'est-ce qui le fait varier ?

Le biofeedback correspond à la différence de potentiel bioélectrique de la plante, pour simplifier, nous pourrions dire que le biofeedback correspond à la conductivité de la plante. Le potentiel bioélectrique varie en fonction de l'humidité à la surface de ses feuilles. Les plantes s'adaptent en permanence à leur environnement, elles ferment ou ouvrent leurs stomates (l'équivalent des pores de la peau) pour réguler leur métabolisme en retenant ou en laissant s’échapper l'eau de leur organisme.


Les sons sont-ils transmis de manière aléatoire en correspondent-ils à quelque chose ? Est-ce que quand la plante dit “c'est cool”, c'est qu'elle se sent bien ? Pourquoi elle ne produit aucun son parfois alors que le biofeedback n'a pas vraiment varié ?

Le biofeedback affiché ne correspond à aucun évènement sonore (c'est en cours de développement). Les sons diffusés sont déclenchés quand le capteur détecte un changement d'état de la plante (qui peut-être aussi bien négatif que positif). Les fragments sonores sont effectivement sélectionnés de manière plus ou moins aléatoire dans la banque de sons produite par les élèves de Saint-Albin. Ce qui veut dire que quand la plante dit “c'est cool”, cela ne signifie pas nécessairement qu'elle va bien.


Qu'enregistrent exactement les électrodes sur les feuilles ?

Le potentiel électrique de la plante entre ces deux points. Mais les électrodes n'enregistrent rien, elles permettent simplement de connecter la plante au capteur qui se trouve dans la boite.


Est-ce que les sons liés aux capteurs varient en fonction de l'intensité de ce qu'ils mesurent (hygrométrie, température, pression, CO2…) ?

Oui, Pour l'hygrométrie et les particules organiques volatiles, plus le taux est élevé, plus la densité des événements sonores sera élevée. Concernant le CO2, la pression et la température, plus les valeurs captées sont élevées plus le pitch (la hauteur de la note) sera élevé. Quant à la colorimétrie de la lumière, plus le niveau d'une couleur est élevé, plus le volume de l'enregistrement correspondant est élevé.

Exposition C.A.C.T.U.S.

Territoires perceptibles

Exposition

C.A.C.T.U.S.
Champ des possibles | Kerguinou, Plogonnec (29) | 12 au 20 juin 2021

Titre expo

Territoires invisibles - Territoires perceptibles - Langage de plantes - Le langage des plantes - Make plants speak again - We love Cactus - Canopée - Bivouac - ExSitu

Titre oeuvre

Canopée interieur -

Photos (dont 2 en bonne déf)

ExSitu

ExSitu confond recherche et créativité dans une quête sensible à la frontière entre arts et sciences. En empruntant à la science et au numérique ses outils ou méthodes, il s’agit non seulement d’en explorer la potentielle poésie, mais aussi de questionner leurs usages et leur accessibilité.

Suivant la conviction que “savoir” et “nature” sont des biens communs, ExSitu intègre au cœur de sa démarche les valeurs et contraintes de la culture du Libre. La fabrication des outils fait alors partie du processus de création, brouillant la distinction entre atelier et laboratoire, entre documentation et exposition.

Initiée par les artistes-chercheurs Barthélemy Péron et Fanch Dodeur, cette recherche continue les réunit depuis 2010, au cours de résidences, workshops, ateliers, et autres laboratoires temporaires.

Présentation de l'expo

Pour photosynthétiser, pour se nourrir, les plantes consomment de l'eau, de la lumière et du CO2. Elles transforment ces éléments en glucides et en matières organiques, et captent le carbone pour se structurer. Elles conservent les stigmates de la sécheresse et des tempêtes entre leurs fibres et stockent de l'information dans chacune de leurs cellules, de la plus haute des feuilles à la pointe des radicelles les plus profondes. Elles sont des témoins du temps, captent leur environnement pour s'y adapter et enregistrent dans leur matière une fraction de l'histoire de notre atmosphère.

De par sa lenteur relative, le métabolisme végétal est un phénomène qui échappe à nos sens, nous laissant croire que les plantes sont des êtres immobiles et silencieux. Il est pourtant possible, en mettant en œuvre des outils de mesure adaptés, de révéler différents processus biologiques et de les traduire de manière sensible.

Dans la suite de nos travaux autour des plantes (Phonosynthesis - De Natura Rerum - Singing Plants) nous présentons un nouvel ensemble de dispositifs permettant de mesurer les variations métaboliques des plantes (photosynthèse, respiration, activité micro-électrique…) et d'analyser en parallèle les conditions environnementales qui affectent ces mêmes plantes (fréquences de la lumière visible, température, pression atmosphérique, hygrométrie, niveau de CO2 et de particules organiques volatiles dans l'atmosphère, activité humaine, bruit…).

Ces dispositifs hybrides nous invitent à explorer l'univers imperceptible dans lequel nous évoluons, ce monde parallèle peuplé de forces invisibles et de phénomènes naturels en fluctuation permanente. Il y circule une infinité de molécules, de particules, d'ondes de formes et de longueurs variables qui influencent directement notre rapport au monde tout en échappant à notre conscience. Ce territoire est aussi envahi par un nombre croissant de flux d'informations projetés d'un bout à l'autre de la pièce et au delà de notre atmosphère par une multitude d'artefacts technologiques. Ces flux informatifs forment un maillage de plus en plus complexe, de plus en plus dense, qui colonise l'espace de l'invisible sans que nos sens n'en soient avertis, alors qu'ils ont un impact significatif sur les écosystèmes et sur les comportements sociaux. Cette exposition propose donc de remettre en jeu notre vision du tangible et, par l'écoute et l'interprétation, de nous positionner quelque part dans cette superposition de couches invisibles mais bel et bien réelles.

Cartel Plantes Nomades

Cette proposition répond à la demande de Très Tôt Théâtre dans le cadre de l’Écume des Vents, et s'inscrit dans la continuité des recherches menées par le collectif ExSitu depuis une dizaine d'années.

L'idée consistait à faire voyager trois plantes dans une quinzaine de lieux, et de traduire de manière immédiate, sous forme plastique et sonore, ses signaux bioélectriques et les différents composés de l'environnement dans lequel elles évoluent et dont elles se nourrissent. Il s'agissait aussi d'enregistrer les données récoltées, de les archiver pour tenter de reconstituer la mémoire de chaque plante nomade.

Fiche technique

Matériel

  • 2 écrans LCD avec supports (fixations murale ou socles)
  • 50 plantes vertes
  • 2 rallonges électriques de 10m minimum
  • 1 socle (table) pour les plantes nomades

ExBoxs : 1 serveur + 4 CAPTA + 4 SONIF + 3 PICAM


Supports pour les 12 ExBoxs + 4 DeNaturaRerum (CP + tiges filetées)


Héliotropisme guitare électrique : rallonges sur les panneaux solaires ? Miroir à l'extérieur ?


Traces d'EDV (plans exboxs ? impressions ?


Portfolio Vidéo

Pointe du Raz

Le bivouac des plantes

Exposition pour le grand jour de « l’Écume des vents »
4 juillet 2021
Pointe du Raz - Finistère

Après deux mois d'itinérances à travers tout le Finistère, les trois plantes nomades se retrouvent le temps d'un bivouac à la pointe du Raz pour se raconter leurs aventures.

Chaque plante est installée à l'entrée de sa tente, l'ensemble formant un campement au centre duquel pourraient être mis en scène quelques éléments de décor évoquant un bivouac (réchaud, popote, carte routière…)

Dans chacune des tentes les ExBoxs diffusent, en synchronisation avec les deux autres, une sonification accélérée des données captées dans les écoles…

Plantes-Bivouac_Documentation

MATÉRIEL :

  • 3 plantes nomades | En pot, posées à même le sol
  • 3 mini-tentes | Posées à même le sol, sans piquets
  • 4 à 7 ExBoxs | Installés dans les tentes
  • 3 multiprises | 2x 3 prises + 1x 5 prises
  • 2 rallonges (5m)

BESOIN : Raccord secteur 220V - 16A


EMPLACEMENT / DIMENSIONS :

Chaque tente occupe une surface au sol d'environ 60 x 60 cm, et une hauteur de 60 cm également. L'installation globale occupe une surface au sol d'environ 3 x 4 m.

Pour plus de cohérence, l'installation pourrait se faire sur un emplacement naturel (pelouse, bruyère..) plutôt que sur une surface goudronnée.

Les différents raccords électriques seront disposés à l'intérieur des tentes (le schéma ci-dessous les présente à l'extérieur pour plus de lisibilité)

Notes

2019-12-16 - Premier RDV (Quimper)

Introduction : spectacle “Le grand chut” en tournée dans une quinzaine de classes…
+ visite commentée de la pointe du Raz en lien avec la légende du spectacle…

Création : Une quinzaine de partenaires animent des ateliers pour les 15 groupes d'enfants

6 juin 2021 : Restitution sur le site de la pointe du Raz
Un parcours d’œuvres (danse, arts-plastique, conte, théâtre..) - 50 accordéonistes..

Œuvre pérenne sur la pointe du raz ?..


Camille Perreau - “Cie Entre chien et loup” (Lyon)
Compagnie en résidence scolaire à Plogoff en novembre 2020

Emmanuel Bourgeau - “Ligne 21” (atelier bois/metal - Plogonnec)

2019-12-18 - Brainstorming (Nantes)
Idées
  • Mise en réseau de plusieurs modules/mallettes. (Dans quels objectifs ?)
  • Boite vocale, boite à messages tournant dans les structures (Que récolte-t-on ?)
  • Collecte auprès des jeunes. (Dans quels objectifs et que collecte-t-on ? Dessins, textes, objets..? Quelle mise en forme ?)
  • Capsule temporelle exposée comme trace des enfants d'aujourd'hui permettant aux enfants du futur d'en savoir plus ce mystérieux RDV avec la nature.
  • Une œuvre perenne sur le site de la pointe du Raz ?
  • Rencontrer et connecter (au travers d'une expérience/œuvre artistique) les autres passionnés/passionnants
  • Quel types d'interaction avec le public, sur combien de temps, en combien d'étapes ?
  • Inclure ARTELOZERA dans la boucle ?
  • Rôle de Cactus comme facilitateur pour portage, montage de dossiers ?
  • Quelles autres structures pouvons nous solliciter ? Fond d'aide à l’acquisition de matos, autres sub ?

Formules possibles

Formule I - petit budget (5 000 €)

Une exposition des œuvres déjà existantes (Phonosynthesis - De Natura Rerum - Héliotropisme - Microcosme ?) Pour l'ensemble de ces œuvres, un travail de mise à jour de 3 semaines environ est nécessaire


Formule II - moyen budget (10 000 €)

Production d'une œuvre itinérante / Résidence de production 5 jours à “ligne 21”
Œuvre créée en collaboration avec les passionnés/passionnants (collecte de données, d'images, sons, objets…)


Formule III - budget conséquent (15 000 €)

Production d'un ensemble d’œuvres destiné à sonifier l'environnement. 15 mallettes pour 15 lieux. Résidence de production de 5 jours à “ligne 21” + seconde résidence de production d'un mois dans un lieu à définir


+ Médiation dédiée au médiateurs/acteurs
+ Intervention Pointe du Raz
+ 2 Temps d'interaction (atelier, présentation) avec le publique
+ exposition Cactus

2020-01-10 - Proposition d'ExSitu

ExSitu souhaite s'intégrer pleinement dans la légende de “L’écume des vents”, en adoptant un rôle de “Laboratoire de l'invisible”. Nous sommes des sondeurs de l'imperceptible à la recherche de phénomènes invisibles, inventeurs d'étranges outils permettant d'écouter la nature, d'observer notre environnement par le prisme de la poésie.

Le projet “L’écume des vents” se présente à nous comme une occasion évidente de remettre en scène, et - si les moyens le permettent - de développer certaines de nos expériences en relation avec les éléments naturels (soleil, vent, pluie, pollution…)

Exposition simple (itinérante ou répartie sur les 15 lieux)

Héliotropismes est une installation sonore, nomade, autonome et modulaire qui vise à éprouver la résonance d’objets divers en fonction des variations d’ensoleillement d’un lieu donné. Composée d’une série de modules intégrant chacun un vibreur de téléphone portable directement alimenté par un petit panneau solaire, ce dispositif fonctionne donc uniquement à partir d’énergie renouvelable.

En rénovant et en multipliant les modules pré-existants, cette installation pourrait donc simplement être remise en scène dans un ou plusieurs lieux des différents groupes, sur des supports variés, éventuellement choisis par les enfants eux-mêmes et les intervenants…

Sur le même principe, avec un peu plus de recherches techniques, des modules éoliens pourraient être créés (en remplaçant les panneaux solaires par des petits moteurs équipés d'hélices…) Cela permettrait que les vibreurs soient activés soit par le soleil, soit par le vent, selon les variations météorologiques.

eoltropisme.jpg

Ces deux hypothèses traduisent directement et mécaniquement les variations du soleil (et/ou du vent) en vibrations sonores.

Réalisation d'un dispositif sur mesure...

Avec un budget plus conséquent, et en mettant en place une résidence de création de quelques semaines, nous pourrions pousser le concept plus loin et développer un dispositif de captation de la vitesse et de la direction du vent, de l'ensoleillement, de la quantité de pluie, de différentes pollutions atmosphériques (une sorte de station météo donc..)

Un tel appareil (que nous avons déjà commencer à développer) nous permettra de produire des données (chiffres) avec lesquelles nous pouvons alors jouer de différentes manières :

Sonification et/ou Visualisation : Les données générées par les différents capteurs sont alors interprétées par un programme informatique qui les utilise pour générer une onde sonore, une variation de lumière, la rotation d'un moteur, etc… Un ou plusieurs modules (mallettes) seront alors fabriqués pour permettre une écoute et une observation in-situ (en classe), et en temps réel, des variations météorologiques..
main au 38Breil à partir de 10h pour cette session de black paint, avec croissants et cafés.

J'ai commencé à préparer la salle et acheté le matériel nécessaire.

La peinture est assez liquide, pensez à prévoir des vêtemen Enregistrement : En plus de leur interprétation en temps réel, les données produites peuvent simplement être enregistrées en vue d'une diffusion différée (A l'occasion d'une mise en scène le 6 juin par exemple..) Dans l'hypothèse que cette station météo séjourne une ou deux semaines dans chaque lieu, ou si nous imaginons faire tourner plusieurs stations simultanément, il devient alors possible de créer une pièce sonore polyphonique, superposant les variations météorologiques des différents lieux sur un laps de temps défini.. une sorte de symphonie expérimentale inspirée par les éléments à l'échelle du Finistère !

Diffusion en réseau : Comme ces dispositifs sont tous basés sur des micro-ordinateurs, cela ouvre la porte d'une possible mise en réseau des différents modules (à la seule condition de pouvoir les connecter à internet dans les différents lieux). Il serait alors possible d'imaginer une écoute simultanée à distance, dans chacun des lieux de la même station météo, installée en un seul endroit. Ou d'utiliser les données météos officielles de la Pointe du Raz pour les interpréter en temps réel dans les différents lieux. Ou encore d'imaginer une chaîne de captations/diffusions d'un lieu à l'autre, et jouer ainsi avec le décalage et le déplacement des nuages, du vent, du soleil, à l'échelle du territoire !..

Bref ! Les possibilités sont multiples, et tellement inspirantes, qu'il est presque impossible de les décrire toutes ici..

Contraintes / Questions

Toutes les propositions évoquées ci-dessus impliquent des temps de travail et des budgets de production plus ou moins importants. Du fait du caractère modulaire de ces expériences, le champ des possibles est presque infini, et le scénario retenu in fine s'adaptera aux moyens (financiers, logistiques..) qui seront à notre disposition.

Comme évoqué lors de notre première rencontre, et quelque soit le scénario retenu, l'idée d'organiser une résidence de création (Avec Atelier 21) nous parait tout à fait pertinente, à la fois pour nous offrir une plus grande efficacité technique (accès aux machines, espace de travail..), pour consacrer un temps défini de production durant lequel des rencontres pourraient être organisées avec certains groupes d'enfants, et également pour accéder à certaines aides ou subventions dédiées à ce type de résidences.

S'il est encore un peu tôt pour définir précisément un devis correspondant à notre proposition, celui-ci inclura nos rémunérations (temps de création, et éventuellement de médiation avec les groupes d'enfants), un budget de frais matériel pour la production des dispositifs, et du défraiement pour les différents allers-retours.

La principale inconnue (comme toujours..) reste le montant de l'enveloppe qui pourra être débloquée pour ce projet ? Un minimum de 5000 euros nous paraîtrait raisonnable dans le cas le plus simple (exposition itinérante d'Héliotropismes).. Mais avec un budget plus important, certains rêves pourraient devenir réalité !..
Dans tous les cas, il nous parait nécessaire de déterminer rapidement qui se chargera de chercher les potentiels financements (dossiers de subventions DRAC, région, département…) Est-ce que le CACTUS est disposé à endosser ce rôle ?..

Voilà donc ce que nous avons en tête. Une tentative de concilier notre réelle envie de participer et d'intégrer pleinement cette aventure (sans nous sentir trop parachutés..) et la nécessité de nous y retrouver professionnellement parlant. De nombreuses hypothèses restent ouvertes, et nous avons hâte d'en savoir plus pour nous projeter plus concrètement ! A très bientôt donc !

Artistiquement,

Fanch et Barth pour ExSitu

2020-04-06 - Retour de Camille
Réalisation d'un dispositif spécifique

Tournée à visée des 15 groupes + exposition sur le site de la pointe du Raz le 6 juin 2021


Résidence de 5 jours dans l'école primaire de Plogonnec - Du 11 au 15 janvier 2021
(travail en lien avec une classe - pas forcement toute la semaine)

Résidence de 5 jours à Ligne 21 à Plogonnec - Du 25 au 29 janvier 2021
(atelier de construction / lieu d'expérimentation)


10 journées de travail d'Emmanuel Bourgeau pour vous accompagner sur de la construction ou plus (personnage incroyable) à répartir comme vous le souhaitez (pour l'instant sur les périodes de résidences)


Quelques jours de “brainstorm” avec toute l'équipe artistique :

  • 2 jours à définir dans la semaine du 21 au 25 septembre 2020
  • 2 jours pour que nous nous accordions avant de nous lancer dans les ateliers avec les enfants et bien rester connectés (pour nous en tous cas, vous aurez déjà fait les vôtres - ce sera le moment où nous découvrions le travail de notre auteure ) : 30 et 31 janvier 21
  • Votre présence le 6 juin 2021

Possibilité d'associer à vos résidences notre compositeur électroacoustique Jean-Christophe Desert avec un forfait de 10 jours max (en gros les deux résidences à Plogonnec).
Ça, c'est une idée que je vous soumets, car je pense que vous pourriez bien vous trouver, mais c'est vraiment selon vos envies, ce n'est pas une obligation. Il peut aussi être présent juste sur la résidence à Ligne 21 et pas à l'école… à vous de me dire.


Idéalement une (petite) partie de votre “expo” pourrait peut-être rester comme une trace sur le site. Le reste est à vous bien sûr. Cette question est totalement en débat.

Budget

Facture de 10 025 €

  • 20 journées à 194 € chacun - Soit 2 x 3880 € = 7760 €
  • + 1500 € de matériaux + 700 € de frais de route

10 jours de résidence + 3 jours chacun de “travail à la maison”
Logés et nourris à chaque fois à Ligne 21 chez Emmanuel
Frais de transport pour venir de Nantes pour chaque RDV

2020-05-28 - Visite de Ligne 21
2020-09-21 - Réunion Quimper

Karin va produire des éléments d'écriture/langage/sonorités début novembre à l'école de Plogoff > possibilité de s'en inspirer pour le boulot avec Jean-Christophe ?


Chronologie pour une classe :

  • Cicogna
  • Visite pointe du Raz
  • Rencontre Passionné/Passionnant
  • Bannières poissons
  • Danse
  • Plantes bavardes
  • Rituel final

Résidence : Changement de date en cours pour la semaine à l'école.

2 jours ExSitu seul puis 2 jours avec Jean-Christophe (création sonore / sens de la sonification) - Invention d'un langage par les enfants…

23 élèves - demi groupes possibles

Prototype branché en classe dès le début de la résidence ?

Faire une liste du matériel nécessaire dans la salle de résidence. (internet, tables, …)

Faire un scénario de la semaine (en classe, en salle…)

Choix de la plante en discussion avec les élèves ?

premier contact avec les élèves par mail en amont ? Lien Cicogna..

Cicogna le 2 novembre, pointe du Raz, Poissons le 2 février..

“Voyage au pays des arbres” - JMG Le Clezio

Séquence “Création d'un prototype” (objet technique) - étude sur les “Signaux”

Lombricomposteur (déjà fait)

Laisser les enfants nous présenter eux-mêmes ? Quelle image se font-ils d'un artiste/chercheur ?

Travail en amont sur les éléments mesurés (poussières, atmosphère, gaz pression, plantes …) ?

Lien avec la fiction (vent sucré) ?

Documentation faite par les élèves ?

Visite des élèves à Ligne 21 le vendredi matin ?

Rebondir sur l'intervention du Pass/Pass ? Botaniste ?


Circulation des plantes dans les classes :

7 semaines du 08/03 au 23/04

15 groupes - Plogonnec - Plogoff BIS - Plouhinec = 12 (dont 4 ne sont pas des écoles)

Fiche technique pour les lieux

Inviter tous les enseignants en fin de résidence pour présentation de l’œuvre ?


Final à la pointe du Raz ? Écoute accélérée des données + timelapses des plantes
Électricité ? Abri ? Emplacement ?

Expo CACTUS ?

Étude Collaborative

Notes

Page 3 : …Le signal lui-même était constitué de deux informations : le fait qu’une prochaine Écume des Vents allait avoir lieu, et quand (le lieu inchangé allait de soi : La Pointe, qu’aujourd’hui nous appelons la Pointe du Raz). […] Certains nuages relayaient le même message à l’intérieur des maisons, y restant parfois tout le temps du signal

La forme des nuages donnait de précieuses informations sur le climat du jour tant attendu. Si le nuage flottant prenait très souvent la forme d'une sphère (ce qui signifiait un temps calme et ensoleillé) il pouvait plus rarement envahir la chambre pour imiter la brume ou encore se métamorphoser en enclume pour prévenir d'un éventuel orage.

Page 6 : …De ce fait, elle offrait un champ passionnant à leur créativité personnelle et collective, en toute liberté.

En ce temps là, les idées, les savoirs-faire et les connaissances théoriques ou techniques, étaient considérés comme un bien commun qui se transmettait de générations en générations. L'incroyable créativité qui s’exprimait à chaque Écume des vents contribuait grandement à l'enrichissement de cette culture collective. Certaines études récentes y voient une des origines possibles du mouvement de l'Open Source, du Libre et du Partage qui se développe aujourd'hui via l'Internet.

Page 9 : …Comment communiquaient-ils et elles, entre eux et avec les autres genres de participant.es, pendant toute la durée de ces préparatifs de l’Écume des Vents ? En utilisant différents langages non vocaux spécifiques de cette période, efficaces même en cas de grand vent, partagés par tous et toutes, transmis et affinés au fil des ans :

Au printemps de chaque année, des plantes nomades circulaient dans tout le Finistère pour collecter les histoires des bois et des prairies. Elles terminaient systématiquement leurs périples à la pointe du Raz la veille de la grande rencontre pour conter aux enfants et aux êtres de la mer le récit du vent sucré venu de la terre…

Page 13 : …c’était aussi le temps où les enfants apprivoisaient la nuit qu’ils et elles observaient en groupe, tous feux éteints, en regardant les étoiles, en écoutant leur musique unique et subtile, en se racontant leurs histoires de l’espace et du fond des mers.

Cette nuit, et toutes celles des préparatifs, étaient des moments privilégiés pour l'apprentissage sensoriel des plus jeunes. En effet, en éteignant feux et lumières, l'attention des enfants se focalisait sur l'écoute des subtiles variations harmoniques des vents et des vagues. Par l'écoute, il devenait possible appréhender l'état de la mer, la géographie du rivage et bien d'autres informations. En émettant un court sifflement et en écoutant sa réverbération dans l'air et sur l'eau, il était même possible d'en déduire les déplacements des bancs de poissons autour de la pointe. Plus tard, cette technique inspirera quelques ingénieurs pour fabriquer les sonars que l'on connaît aujourd'hui, mais qui restent néanmoins beaucoup moins performants que les sifflements d'enfants.

prod/chronologie/residences/l-ecume-des-vents.txt · Dernière modification: 12 04 2021 de barth