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prod:chronologie:publication:geocyclab:almanach:post-417
Jour 415 - Venice Beach

Lundi 18 novembre 2013 - 20 kms - Post n° 417



Fanch : Je rumine ce matin, travail un peu mais le coeur n'y est pas. J'ai pas mal de question en tête, le genre d'interrogation que l'on met de coté mais qui remonte régulièrement à la surface. Le temps gris et l'air un peu trop frai à mon gout n'arrange rien. Mais bon, je décide de prendre l'air et de longer la côte en vélo, j'ai peut être tout simplement le besoin de me défouler un bon coup afin de retrouver la pêche.

Sans surprise, je dirais que 99% du littoral est urbanisé, piqué de villas surplombant les plages. Qui dit zone urbanisée dit aussi commerces, restaurants, fastfoods, bistrots et comme nous sommes en Californie, les surfshops et boutiques de vêtements branchés sont présent à tout les coins de rue. Ah, la Californie! J'ai l'impression de me balader dans une (mauvaise) série télé et reste franchement étonné de croiser autant de joggeuses en débardeur rose fluo, Iphone en main et écouteurs bien enfoncés dans les oreilles, avec une queue de chevale qui se balancent au rythme du pas. C'est cliché mais c'est coutume. Pas de vagues aujourd'hui, je double un groupe d'ados blondinets qui file à tout allures en direction du skatepark situé un peu plus loin, sur un block de béton mordant sur la large bande de sable. Plus au nord, toujours aux abords de la piste cyclable, les vétérans réapparaissent, la plupart d'entre eux pousse un cadi dans lequel ils trimbalent leur vie matériel. Jimi Hendrix, n'est pas mort mais il a cependant perdu l’esprit. Il joue de la gratte perché sur ses rollers tout en vendant des t-shirts à son effigie. Les « doctors green » proposent des consultations pour diagnostiquer le mal dont vous souffrez. La thérapie, 100% naturel (personnellement, j'en doute fort), se fera grâce à l'obtention d'une « green card » qui vous permettra d'acheter la marijuana adéquat à la pharmacie du coins et ce en tout légalité bien sûr. Les pickups jaunes d'Alerte à Malibu font leurs rondes sur la plage et slaloment entre les terrains de beach-volley. Ici, il ne pleut que 5 à 10 jours par an, bienvenu au pays de « The Endless Summer », bikinis et shorts à fleurs (et pourtant ça caille aujourd'hui). On s'y croirai, j’hallucine toujours autant.

Comme espéré, l'exercice physique combiné à l'air du large ont contribué à remettre mon moral d'aplomb. Je suis dorénavant près à me mettre la tête dans le boulot et pour fêter le fait d'avoir un ordinateur pour moi tout seul, je me colle à Pure Data pour confectionner un petit séquenceur qui devrait servir bientôt. Je passerai un bon moment devant l'écran ce soir mais je prends tout de même le temps de dîner avec mes hôtes, Nicole, Eric et son fils Austin. Au menu, « New York steak »! Ne me demandez pas d'ou vient l'origine de cette appellation, je n'ai pas compris. Quoi qu'il en soit, la bouffe américaine est peut-être de mauvais goût, mais la viande de bœuf est tout simplement excellente. Moi qui aimerai virer végétarien, ce n'est pas ici que je m'y mettrai. Il est tard et demain Eric me propose une ballade matinale, pardon si je ne m'étale pas d'avantage.





Barth : Pendant ce temps là à Los Angeles Downtown…




prod/chronologie/publication/geocyclab/almanach/post-417.txt · Dernière modification: 02 04 2020 (modification externe)