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prod:chronologie:publication:geocyclab:almanach:post-157
Jour 157 - Tarfaya

Mardi 5 mars 2013 - 0 kms - Post n° 157



Fanch : Bon, le vent se calme doucement. On décollera demain, si tout va bien, en direction de Laayoun. Nous devons y tamponner nos passeports afin de prolonger notre séjour marocain. J'ai fouillé un peu sur le web, ça n'a pas l'air simple cette histoire. Ce qui m'étonne le plus c'est que je ne trouve pas comment contacter quelqu'un susceptible de nous renseigner à ce sujet. Rien, walou. On fait comment nous?

Alors nous envisageons trois options.

  • On se rend au service d’immigration de Laayoun, tout ce passe bien, on continu sur notre lancée.
  • Échec, pas de prolongation pour des touristes comme nous. Dans ce cas on tente de trouver un moyen de transport pour un aller retour aux Iles Canaries et ainsi rafraichir la page Maroc de notre passeport.
  • Si les deux options précedentes se révèlent impossibles, alors on prends un bus pour foncer vers Dakhla. C'est biensur la solution de secours, ça me rendrai fou mais je préfère avoir à regarder le paysage défiler à tout allure à travers les fenêtre d'un car que de me coltinner une expulsion suivit d'une interdiction de séjour + une amande…

C'est donc sur un gros point d’interrogation que nous nous préparons à reprendre la route…


Barth : Le soleil montre un peu ses rayons et le vent encore fort s'est calmé. On devrait pouvoir reprendre la route demain…

La synchronisation du site se déroule sans accrocs malgré la grosse mise à jour. Ouf ! Une petite lessive et quelques courses et voici enfin le temps pour moi de faire un tour dans Tarfaya, sur la côte précisément. Armés de nos caméras et enregistreurs, cette chasse au haïku s'avère heureuse. Le vent et le sable dans les nombreux chantiers qui parsèment la ville offrent des surprises.

Mais la journée est vite passée. Je garderais un sentiment étrange de ce séjour à Tarfaya. Quelques jours de boulots dans une toute petite chambre d'hôtel au beau milieu d'un combat entre l'océan et le désert. Un espace et un temps insaisissables, aux frontières du réel. Les habitants de Tarfaya sont adorables, avec toujours le mot pour rire, et dans l'ambiance exceptionnelle due aux précipitations des derniers jours, j'ai du mal à me rappeler des derniers jours de pédalage dans le désert… Il y aussi le fait d'avoir passé presque trois mois au Maroc, et de ne pas savoir si on va avoir le temps de rejoindre la frontière à vélo. Je commence à me sentir totalement acclimaté et immergé dans ce pays, trop sûrement, au moment où on va nous demander d'en sortir. Bref, vivement la suite !


Haiku 030 - Zinc




prod/chronologie/publication/geocyclab/almanach/post-157.txt · Dernière modification: 02 04 2020 (modification externe)