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ExSitu

Collectif d'artistes-chercheurs
Depuis 2010


ExSitu confond recherche et créativité dans une quête sensible à la frontière entre arts et sciences. En empruntant à la science et au numérique ses outils ou méthodes, il s’agit non seulement d’en explorer la potentielle poésie, mais aussi de questionner leurs usages et leur accessibilité.

Suivant la conviction que “savoir” et “nature” sont des biens communs, ExSitu intègre au cœur de sa démarche les valeurs et contraintes du la culture du Libre. La fabrication des outils fait alors partie du processus de création, brouillant la distinction entre atelier et laboratoire, entre documentation et exposition.

Initiée par les artistes-chercheurs Barthélemy Péron et Fanch Dodeur, cette recherche continue les réunit depuis 2010, au cours de résidences, workshops, ateliers, et autres laboratoires temporaires.

Barthélemy Péron

Designer et vidéaste
Diplômé de l’ENSAD en 2007


Via une activité en freelance, et au travers de collaborations artistiques, il explore les techniques de création d‘images (photo, vidéo, web, print). La fabrication de machines permettant de faire ces images n’en finit pas de l’inspirer.

Fanch Dodeur

Musicien, plasticien
Diplômé de l’EESAB en 2009


Depuis une quinzaine d’années, il s’emploie à tisser des liens entre images et sons. Largement influencé par le concept de synesthésie, ses recherches l’amènent à faire entendre les images et les événements muets qui composent le réel.

Recherche et création

Art, sciences, technologies Libres, DIY, mobilité sont les ingrédients incontournables de l'exploration arborescente qui caractérise l'évolution d'ExSitu.

Dans le cadre de cette recherche continue et pluri-disciplinaire, la fabrication d'outils, la production de données, l'interprétation d'un phénomène capté, ou encore la collecte systématisée d'échantillons, se transforment en sources inépuisables de matériaux et d'inspiration.

Certaines créations se développent dans un temps plus long, en mettant en œuvre plus de moyens et de connaissances, et rendent sans doute ainsi mieux compte de la nature de nos recherches.

De natura rerum

Phonosynthesis

C'est le cas de “De Natura Rerum”, installation interactive développée depuis 2017, où l'imperceptible processus de transformation physiologique des plantes est mesuré à l’aide d’un capteur GSR qui analyse les évolutions de la conductance épidermique de la plante. Les résultats de ces analyses sont ensuite traduits en MIDI puis transmis à un synthétiseur numérique open source (Pure Data).

Dans ce terrarium, cohabitent un ensemble de plantes de sous-bois, et un dispositif de captation (CO2- O2 - hygrométrie - humidité du sol - température - luminosité) qui génère des données en temps réel ensuite analysées, traitées, et sonifiées à l’aide d’un synthétiseur numérique open source (Pure Data). Depuis deux ans, “Phonosynthesis” tente de rendre perceptible la puissance végétative. Avec cette installation les plantes écrivent une partition basée sur le rythme de leur respiration.

Héliotropismes #3

Héliotropismes #1

Pour “Héliotropismes”, une quinzaine de modules intégrant chacun un vibreur de téléphone portable directement alimenté par un petit panneau solaire, sont librement disposés afin d'éprouver la résonance d’objets divers en fonction des variations d’ensoleillement d’un lieu donné. Prenant en compte les contraintes d'une mise en scène en plein air, trois versions de cette installation sonore ont été présentées, sur des cymbales, sur des bouteilles de gaz vide et sur la table d'harmonie d'un piano…

Station d’enregistrement hybride

23 h 56 min 4,09 s

Ce dispositif d’enregistrement hybride et modulaire est développé pour la réalisation de “23 h 56 min 4,09 s”, et permet d’automatiser le processus de prise de son, et d'y associer une collecte de données météorologiques. Avec “23 h 56 min 4,09 s”, il s’agit d’écouter la terre tourner sur elle même, d’entendre la respiration d’un lieu, le quotidien sonore capté sur une période d’une journée solaire (23 h 56 min 4,09 s) et diffusé sous la forme d'un timelapse de 12 minutes.

D'autres expériences comme la construction d'un studio de tournage microscopique qui a donné naissance à la série “Microcosmes”, le développement depuis 2014 du projet “Singing plants”, la sculpture évolutive “Inventaire”, ou encore des réalisations in situ de Geocyclab, tel “Techno Griot”, “Comment troubler le silence du désert” ou “Adhan”… Se reporter au Portfolio pour plus de détails.

Extraits vidéos

ExSitu - Créations

Geocyclab - Créations

Biotope

Espace libre et ouvert, dédié à la recherche et à l’expérimentation artistique, ExSitu invite chercheurs, artistes, scientifiques, hackers, voyageurs, poètes ou philosophes, à combiner leurs connaissances et leurs expériences en marge de leurs biotopes intellectuels de références, autour d’une œuvre évolutive ; la création d’un atelier vivant où se cultive l’improbable.

Cet anti-territoire cognitif, en contre-forme de nos zones de confort, abrite un biotope d'idées, de savoirs et d'émotions se tissant à l’infini, et peut, en l’état actuel de nos connaissances, être décrit suivant trois caractéristiques essentielles :

Art et Science

Les exigences du progrès technologique à l’époque moderne ont accéléré de manière exponentielle la production du savoir humain, au point qu’aucun individu ne puisse se le figurer intégralement aujourd’hui. Pour que ce moteur tourne rond, spécialistes et institutions - publiques ou privées - fragmentent ce savoir en d’innombrables champs de connaissances, de plus en plus éloignés et séparés les uns des autres.

L’artiste lui-même a pu se retrouver isolé dans sa démarche, seul face à son œuvre, forcé d’affronter sa propre subjectivité et de proposer une vision particulière et individuelle de son rapport au monde. Là aussi les territoires explorés ont vu leurs horizons s’élargir à l’époque moderne, les relations entre arts et sciences faisant émerger de nouvelles branches et de nouveaux spécialistes.

Sans l’essor du numérique de ces dernières décennies, il ne serait sans doute plus possible de conserver toutes les connaissances continuellement produites par l’humanité. Les serveurs informatiques ont ainsi remplacé les bibliothèques. Mais il faut surtout remarquer que le développement des technologies de communications, d’Internet en particulier, provoque une ré-hybridation des champs de connaissance. Les collaborations trans-, pluri- ou inter- disciplinaires se multiplient, créant des connexions entre domaines d’études à l’échelle planétaire.

Le savoir retrouve ainsi progressivement une forme organique, à l’image de la complexité des relations entre nature et culture. Il en va de même entre art et science, car s’ils ne visent pas les mêmes objectifs, artistes et scientifiques sont animés par la même curiosité, inspirés par la même soif de repousser les frontières du monde connu. Ils ont en commun cette relation particulière au monde basée sur l’observation et l’interprétation, les doutes, les joies et toutes les émotions qui accompagnent le temps de la recherche, de l’invention, de la création.

L’heure semble donc être aux retrouvailles, artistes et scientifiques ont tant à se dire, d’inspirations à partager, de questions à explorer, sous le regard bienveillant d’un ancêtre commun ; le mythique savant, à la fois artiste, scientifique et penseur…

Culture du Libre

Les connaissances sont de plus en plus abondantes, mais elles n’ont jamais autant fait l’objet de contrôles, licences, brevets, titres de propriétés, avec pour conséquence une limitation de leur diffusion et de l’efficacité de leurs évolutions.

Fondée sur des principes de partage, de collaboration, de libre diffusion et de libre accès aux savoirs et aux connaissances, la “Culture du Libre” fait référence aux logiciels libres (free softwares) qui garantissent le respect des droits humains fondamentaux, et donc la liberté de leurs utilisateurs. Leur usage implique en conséquence de pouvoir accéder au code source du logiciel pour éventuellement le modifier. (Exemples de projets “Libres et/ou Open Source”: GNU Linux, Wikipédia, Wordpress, Openstreetmap, Arduino, Raspberry Pi, repRap, Fablab, Creative Commons…)

Ce mouvement de pensée, à contre courant de l’hyper-spécialisation universitaire, renforce sa cohérence dans la transversalité des disciplines et des savoirs. Ici le “do it yourself” (fais-le par toi-même) a tendance à muter vers le “do it together” (faisons-le ensemble). Une multitude de subjectivités se croisent, se confrontent, s’associent, en enrichissant l’éventail des possibles et notre compréhension du monde, tout en aiguisant un certain sens critique.

Progressivement, le refus des licences propriétaires et des solutions “toutes faites” nous a amené à concevoir une panoplie d’outils sur mesure, mais suffisamment modulables pour s’adapter aux besoins d’autres utilisateurs. Au fil du temps, ce qui était déjà un engagement intellectuel et politique, est ainsi devenu une méthodologie de travail ouverte. Les données produites par la recherche scientifique, associées aux outils et usages du Libre offrent alors un matériau et un support infini pour l’exploration plastique, esthétique, poétique et politique.

ExSitu ne fait pas de distinction entre l’outil et l’œuvre. La documentation et la diffusion des plans et des étapes de travail sont ainsi abordées avec la même exigence que l’exercice d’exposition. Cette condition, à laquelle s’ajoute la mise en place d’ateliers d’initiations ou de conférences, assure notre contribution au développement de la Culture du Libre.

Modularité, Autonomie, Mobilité

La plupart des réalisations d’ExSitu répondent au double objectif de pouvoir être exposées sous la forme d’installations sonores, visuelles et/ou interactives, et parallèlement d’être utilisées comme instruments de création live. Ceci implique une véritable réflexion autour du design des pièces produites, dans une tentative d’accorder fonctionnalité, ergonomie, durabilité, économie et esthétique.

Modularité : Les parties électroniques et informatiques sont réalisées en suivant des protocoles standards de communication (MIDI, wifi, bluetooth..) afin de pouvoir simplement les connecter entre eux ou à des équipements de diffusion annexes. De la même manière, les structures et assemblages mécaniques sont conçus de manière la plus modulaire possible, pour faciliter la reproductibilité et la documentation de leur construction.

Autonomie : Dans la mesure du possible, chaque installation intègre la totalité des éléments nécessaires à son fonctionnement (source d’énergie, système de diffusion audio et/ou visuel, dispositif scénographique…)

Mobilité : Chaque dispositif doit pouvoir être déplacé simplement, en limitant au maximum les étapes de montage/démontage et en assurant la protection des éléments qui le compose, et une solidité adaptée à différents environnements d’exposition (intérieur, extérieur…). La conception d’un “flight case” sur mesure pour chaque installation semble être la solution la plus adaptée pour le moment.

Chronologie

Différentes explorations et expérimentations artistiques sont à l’origine de la création d’ExSitu, mais il en est une qui l'a tout particulièrement inspiré :

Geocyclab

Résidence mobile autogérée
Atelier nomade à vélo autour du monde
De 2012 à 2015



Il est un lieu d’observation, de recherche et de création, en permanente mutation.

Il se fait et se défait, se déplace, apparaît, disparaît puis réapparaît ailleurs,
suivant le modèle de la «T.A.Z.» (Zone Autonome Temporaire) d’Hakim Bey.

Il est polymorphe, ouvert, s’affranchit de ses murs ou de ses portes,
offrant ainsi une vue imprenable sur le monde…

Projet fondateur d'ExSitu, Geocyclab est une expérimentation artistique qui a vu le jour en 2010 sous la forme d’un atelier nomade consacré à la recherche et à la création plastique. Après deux ans de conception et de préparation matérielle, nous avons pris la route au départ de Quimper, pour mener cette résidence itinérante et autonome, à vélo autour du globe d'octobre 2012 à septembre 2015.

Voyage, atelier, résidence...

Cette résidence au long cours s’est déroulée suivant trois fils conducteurs : l’adoption d’un mode de vie itinérant en territoire inconnu, l'étude de l'incidence du nomadisme et des changements culturels sur nos pratiques artistiques, et l’exploration active du réseau international des lieux et acteurs du “Libre”.

Pour y parvenir, nous avons développé, affiné et optimisé des outils et méthodes de travail adaptés à notre situation d’artistes-chercheurs-voyageurs. Les rencontres, les problèmes matériels, les changements de rythmes, de cultures et de climats, nous ont sans cesse poussé à ré-questionner le fonctionnement de cet atelier nomade à l'épreuve du terrain, rehaussant en conséquence son caractère expérimental.

L’enquête que nous avons mené sur l’émergence d’une culture internationale du Libre et le choix d’équiper au maximum notre atelier avec du matériel et des logiciels Libres, nous ont amené à rencontrer de nombreux chercheurs, makers, designers, hackers, créateurs qui ont inspiré, nourri, aidé et assisté le bon déroulement de cette expérience.

Mehndi
Performance filmée - Mesti, Maroc - 2013

Sur la route
Sahara Occidental - 2013

Installé au cœur même du voyage et de l'itinérance, en prise directe avec le monde et ses habitants, ce laboratoire insolite nous a donc permis d'expérimenter le déplacement comme contexte et support d’expression plastique, et de documenter en parallèle une recherche sur l’émergence d’une culture internationale ​du Libre​.

En abandonnant notre culture et nos repères durant trois ans, nous nous sommes exposés aux influences de lieux, de situations, de comportements, d‘objets ou d’événements bien souvent inattendus et imprévisibles. Notre démarche artistique consistait alors à transcrire ces histoires dans un langage singulier, composé d’inventions, de détournements, d’associations d’idées et de plusieurs autres formes d’expression artistique.

Aux questionnements esthétiques, plastiques ou conceptuels, s'ajoute une véritable réflexion sur le fonctionnement d’un atelier nomade, connecté et sans frontière au XXIe siècle.


Comment troubler le silence du désert
Installation sonore - Mexique - 2013

Singing Plants V 0.1
Installation sonore - Malaisie - 2014

Bilan d’une production nomade

Tout au long de ce périple nous avons adopté l’écriture, la photographie et le montage audiovisuel pour documenter nos recherches, capter les résultats de nos créations, et partager nos expériences.

L’ensemble de ces productions est en ligne sur le site : www.geocyclab.fr

1000 objets - Collecte systématique, rituelle et journalière d’un petit objet et des données lui correspondant (date, coordonnées GPS, altitude, kilométrage…)

Carnet de bord - Rédaction et édition quotidienne d'un carnet de bord digital et protéiforme (609 articles + 15 checkpoints vidéo + 25 000 photos)

Captations “In Situ” - Les traces de nos performances et créations font ici œuvre de ce qui s’est produit, interrogeant le sens du terme “In-Situ” quand il est associé à l’immatérialité d'une publication sur le Web.

Haïkus - Empruntés à la tradition des courts poèmes japonais, ces expérimentations audiovisuelles spontanées juxtaposent l'écoute de l'un et le regard de l'autre dans le temps et l'espace commun d'un instant vécu. (83 micro-métrages d'1 min)

Objets Libres - Série de courts-métrages (25 montages de 10 à 20 min), photos et textes, présentant les portraits de lieux, d’acteurs ou de projets se rapportant au phénomène émergent du “Libre”.

Conférences, médiations - Les rencontres réelles accumulées sur la route furent autant d’occasions de présenter notre démarche en animant une vingtaine de conférences et une dizaine d’ateliers autour des problématiques de Geocyclab.


D'autres résidences, expositions, projets ou ateliers temporaires jalonnent l'histoire et le présent du collectif. Leur documentation verra le jour prochainement ci-dessous, en vue de détailler le CV d'ExSitu.

Le Buis Sonnant

Résidence “Champ d’Expression #5”
Portée par l'association “la Fourmi-e”

A la Ferme du Buis Sonnant
Plougernével (22) - d'Avril à Septembre 2017

D’avril à septembre 2017, ExSitu a installé son atelier dans la ferme du Buis Sonnant à Plouguernével (22) pour une résidence de recherche/création organisée par l’association “La Fourmi-e” dans le cadre de la cinquième édition du parcours “Champ d’Expression”.

Fidèles à notre démarche d’artistes-chercheurs-explorateurs, nous y avons fabriqué une série d’outils équivalents à ceux d’un laboratoire scientifique, en mêlant système D, récupération, et électronique Libre. Un studio de tournage microscopique, des dispositifs permettant d’écouter le métabolisme des plantes, et diverses captations sonores explorent la ferme dans ses dimensions les moins accessibles, et en proposent une interprétation singulière.

Microcosme 1 - Horizons
Tableau vidéo - muet - boucle de 16 min\\

“Alors, qu'est-ce que vous foutez là ?..” La question nous a mis immédiatement à notre aise, à notre place de voyageurs, lors de notre première rencontre avec tous les acteurs de la résidence le 12 décembre 2016.

“Et vous, qu'est-ce que vous foutez là ?..” Fut alors notre réponse, en guise d’invitation à un voyage sédentaire, à la frontière de nos deux univers, celui de l'agriculteur et celui de l’artiste plasticien.

De ce premier contact une conversation s’est engagée, nous amenant à discuter de nature, de biologie, d’autonomie, de modes de vie, de réseaux, de technologies Libres, de Big-Data… Thèmes qui nous passionnent, nous rapprochent, et constituent le terreau de nos réflexions comme le support de nos créations.


23 h 56 min 4,09 s
Installation sonore - boucle de 12 min


De natura rerum
Installation sonore interactive - 2017




Fragments d'une résidence

La Fourmi-e

Le Buis Sonnant

Champ d’Expression

Champ d’Expression c’est - depuis 5 ans - des rencontres insolites entre artistes et paysans en Centre-Bretagne, des échanges et de nombreux dialogues au cœur de nouveaux territoires artistiques, pour donner naissance à de singulières œuvres d’art in situ. Cette année, une unique ferme et un collectif de deux artistes pour un voyage au long cours. D’avril à septembre, ils se sont rencontrés, ont découvert leurs territoires, univers et langages respectifs, la façon dont chacun modèle le monde qu’il habite, le questionne, le fait bouger, s’y frotte, s’y pique, s’y investit.

Cette édition a été pensé comme un véritable temps de recherche, un laboratoire expérimental de la création artistique et de l’idée même du projet Champ d’Expression : comment, à travers cette proposition de l’association La Fourmi-e, une expérience humaine et artistique se dessine-t-elle ? Comment la rencontre génère-t-elle la création ?

Après s’être immergés dans les lieux, avoir glané de la matière et confectionné les outils ad hoc, les artistes ont investi 5 espaces de la ferme avec leurs installations sonores et visuelles. Tout au long de leur résidence de création, Anne Bécel, écrivain-voyageuse, a suivi le voyage immobile des agriculteurs et des artistes qu’elle a restitué dans un carnet de bord sonore diffusé dans l’espace accueil de l’exposition.

UN COLLECTIF D’ARTISTES

Geocyclab avec Barth Péron et Fanch Dodeur

Installations sonores et visuelles

Pour s’approprier la ferme, Fanch et Barth en explorent les moindres recoins à la manière de deux chercheurs-cueilleurs. Ils récoltent l’infiniment petit, l’insoupçonné, se fondent dans l’intimité du lieu pour mieux l’appréhender. En douceur, ils se mêlent au paysage quotidien de la ferme et en deviennent familiers. Le kraou se transforme en laboratoire qu’ils investissent d’expériences artistico-scientifiques. De chercheurs - cueilleurs, ils se changent en ingénieurs en micro-informatique, inventeurs-bricoleurs, afin de confectionner des outils-libres. Le libre est une manière de vivre et de penser, une philosophie qui ouvre sur l’échange et l’expérimentation collective. C’est une vision d’un monde où les savoirs et les connaissances circulent librement, où le partage et l’entraide sont au cœur de la vie. Forts de cette philosophie, et armés de leurs outils, ils explorent la substance de la ferme. Ils auscultent, décortiquent, déstructurent et recomposent matières sonores et visuelles, la traduisent en installations plastiques pour transmettre aux néophytes une nouvelle appréhension sensible du vivant. Ils nous font glisser dans leur univers, nous donnent à voir l’imperceptible, à entendre l’invisible.

DES PAYSANS ET UNE FERME

Pierre-Yves Le Panse, Marion et Benjamin Henry

Ferme du Buis Sonnant à Plouguernével

Pierre-Yves, Marion et Benjamin sont ami(e)s de longue date. C’est l’envie commune d’un retour à la terre, couplé à un attachement fort au Centre Bretagne, qui les a conduit, il y a trois ans, à engager les démarches pour une installation en agriculture biologique. Au-delà de l’activité agricole, c’est une véritable aventure humaine et une réflexion sur ce qu’est l’agriculture, l’installation, la propriété et le faire ensemble que les trois amis ont décidé d’explorer.

Rester amis malgré les difficultés quotidiennes dans le travail et les désaccords qui peuvent arriver, penser sur du long terme ce que sera la ferme après eux, ouvrir leur espace de vie et de travail à d’autres, créer des rendez-vous conviviaux sur la ferme, un lieu d’accueil pour les gens de passage, des artistes, des woofers… Autant de questions qui les animent autant que l’agriculture.

C’est, investis de toutes ces valeurs et ces envies, qu’ils ont accueilli les Geocyclab.

Bien que venant de deux mondes à priori éloignés, ils se sont vite retrouvés autour de notions telles que l’ouverture, l’accueil, l’échange, le partage, l’autonomie, la liberté, l’envie de vivre autrement et la mise en œuvre de ces valeurs dans le quotidien.

Install party à la ferme

Ferme du Buis Sonnant - Plouguernével, Kerléo, le 22 juillet 2017\\

Le collectif Geocyclab prend les rênes de Champ d’Expression pour ce dernier RDV public avant le vernissage.

Il vous propose de faire se rencontrer humainement et sous une forme participative, les différents domaines qui nourrissent leur créativité, un travail aux frontières de l'art, des technologies Open-source, de la biologie, de l'In Situ…

INSTALL PARTY

De 13h30 à 18h30 - places limitées - sur inscription

Une install-party est l’occasion de découvrir, tester et installer sur son ordinateur personnel le système GNU/Linux, une alternative libre, complète et gratuite, aux systèmes Mac et Windows. Des bénévoles, utilisateurs des diverses distributions de GNU/Linux, seront là pour vous aider, conseiller, partager leurs connaissances.

En utilisant la connexion et les locaux de la ferme, l'idée est de proposer prioritairement à un public d’agriculteurs de faire le grand saut dans le monde de l'informatique open-source. Inscrivez-vous et venez avec votre ordinateur !

DISCUSSION OUVERTE ET PUBLIQUE AUTOUR DU LIBRE

De 18h30 à 19h30

La Culture libre vise à distribuer et développer des connaissances sur la base du partage et de la collaboration, débarrassé des limitations liées à la protection juridique de la propriété intellectuelle. Le terme “Libre” peut se comprendre ici par analogie avec les “Logiciels Libres”, où “Libre” signifie “Ouvert” (Open-Source) et donc partage, libre diffusion, libre accès aux savoirs et aux connaissances.

Sous la forme d’une rencontre entre des représentants du Libre (informatique, hardware…) et des représentants d'une agriculture autonome, biologique et coopérative, nous souhaitons interroger les notions, valeurs, et bases philosophiques que ces deux univers ont en commun, et voir en quoi elles peuvent être un moteur de création.

PRÉSENTATION ARTISTIQUE

De 19h30 à 20h30

A l’issue de la discussion, nous reviendrons sur le projet Champ d’Expression qui est aussi un lieu de réflexion et d’expérimentation questionnant à la fois l’art, la création et le rapport à un territoire et à sa population. Fanch Dodeur et Barth Péron présenteront alors leurs recherches et les derniers résultats de leur travail en résidence.


Intervenants : L’Esprit Fablab de Rostrenen, collectif Linux Quimper, l'association Les Portes Logiques

Fragments d'une résidence

Notes audiovisuelles
Résidence “Champ d’Expression #5”
Ferme du Buis Sonnant
Plougernevel (22) - d'Avril à Août 2017

Diffusé à l’origine sous forme de web blog, “Fragments d’une résidence” est le journal de bord de nos séjours à la ferme “Le Buis Sonnant”, à Kerleo, Plouguernevel, entre avril et octobre 2017. Il documente et complète les recherches que nous y avons mené, dans le cadre de la résidence “Champ d’Expression” portée par l’association “La Fourmi-e”.

Afin de souligner le caractère expérimental de nos recherches et d’interroger les données qu’elles produisent, nous avons décidé de le construire à contre-courant du fonctionnement classique du Web.

Une simple collection de traces audiovisuelles abandonnées à l’immensité de la toile, avec pour seules identités les quelques données brutes incrustées à même leurs peaux de pixels, sans mots-clés, sans catégories, sans commentaires, et sans les outils de partage et de diffusion qui permettent le référencement habituellement attendu.

Une forme de provocation qui vise également à stimuler l’imaginaire du visiteur, en le laissant libre de tisser lui-même des liens entre images, vidéos et sons, pour qu’à chaque lecture une narration nouvelle se dessine.

Moniteur, Raspberry Pi

“Alors, qu'est-ce que vous foutez là ?..“ La question nous a mis immédiatement à notre aise, à notre place de voyageurs, lors de notre première rencontre avec tous les acteurs de la résidence le 12 décembre 2016.

“Et vous, qu'est-ce que vous foutez là ?..” Fut alors notre réponse, en guise d’invitation à un voyage sédentaire, à la frontière de nos deux univers, celui de l'agriculteur et celui de l’artiste plasticien.

De ce premier contact une conversation s’est engagée, nous amenant à discuter de nature, de biologie, d’autonomie, de modes de vie, de réseaux, de technologies Libres, de Big-Data… Thèmes qui nous passionnent, nous rapprochent, et constituent le terreau de nos réflexions comme le support de nos créations.









Méta-projet

Mémoire d'un atelier nomade
Créations croisées à partir des traces de Geocyclab
[En cours]

Les années s'écoulent depuis la fin de ce voyage, métamorphosant progressivement la réalité physique et son implacable chronologie, en souvenirs friables, instables, insaisissables. Immanquablement, notre mémoire est soumise à l'action du temps. La production de traces, intrinsèquement liée au présent, était une anticipation de l'oubli.

Aujourd'hui, la mémoire de cet atelier peut se résumer à une base de données, reflet statique d'une aventure révolue. Constituée de lignes, de colonnes de chiffres, d'objets, de photos, de fragments sonores ou vidéos, ces données synthétisent et symbolisent trois années d'exploration, et trahissent un désir d'exhaustivité révélateur de la fragilité des relations que nous entretenons avec notre mémoire.

Si Geocyclab a été pensé comme un outil polyvalent nous permettant une réflexion et une production artistique en cohérence avec un mode de vie nomade, il est progressivement devenu un objet d’étude en lui-même, en nous offrant, au fil du ruban de bitume qui colonise la planète, un point de vue sur le monde contemporain qui laisse entrevoir la prééminence de l'humanité sur le paysage.




Le traitement des archives sur lequel nous travaillons actuellement nous pousse à envisager cette restitution non pas comme une conclusion, mais bien plus comme le prolongement d'une recherche continue.

Nos propositions plastiques se croisent, s’imbriquent et se complètent, à l'image de nos réflexions, au point que nous préférons parler d’un “méta-projet” autorisant un questionnement critique sur la mémoire, l’identité, et la nature même de Geocyclab.

Sous une forme pluridisciplinaire, ce méta-projet fait converser un ensemble d’œuvres et d'éditions, pensées de manières indépendantes, mais intimement liées dans leur discours et leur inspiration. Nous travaillons depuis longtemps sur l'écriture, la documentation et la préparation de chacune de ces réalisations.

Productions envisagées

Les présentations résumées ci-dessous peuvent-être complétées en suivant les liens à la fin de chaque description.

Back Up

(titre provisoire)

Installation sonore, lumineuse, électronique et numérique

[En cours de développement]
Première exposition : Les Arts à la Pointe - Juillet 2019


Un rituel est venu rythmer l’activité de notre atelier nomade : la collecte quotidienne sur une période de trois ans, de 1000 petits objets de natures diverses, le plus souvent trouvés sur le bord de la route, ainsi que le relevé systématique des données qui leur sont associés (date, coordonnées GPS, altitude, kilométrage, poids, taille, couleur, etc…)

Boite noire du projet, journal de bord matérialisé ou cabinet de curiosité nomade à l’ère du technocène et du numérique, cette installation multimédia dont l'esthétique s'inspire volontairement de celle des data-centers, abrite, explore et ré-agence une base de données résultante d'un travail systématique et rigoureux de longue haleine.

1000 objets réels côtoient leurs homologues virtuels, et de leurs interactions découlent une forme évolutive et animée qui tente inlassablement et en vain, de défragmenter et ranimer la mémoire de Geocyclab.

Son langage, fait d'événements lumineux, sonores, et visuels, dévoile de manière sensible et immersive les traces de la relation que l'humain d'aujourd'hui entretient avec le monde.



dimensions : L. 50cm, l. 50cm, h. 120cm
techniques diverses
matériaux : bois, verre, plexiglas, acier…

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Geocyclab, le film

(titre provisoire)

Film-essai, documentaire de création, film expérimental, road-movie

[Montage en cours] - Sortie prévue début 2020
Formats envisagés : 52 ou 90 min




Images et sons : Fanch Dodeur et Barth Péron
Montage et réalisation : Erwann Babin, Fanch Dodeur et Barth Péron
Mixage son : Eric Thomas

utilisation d’outils et logiciels open-source

Note d'intention

Le tournage n'a pas été conçu comme une réalisation de film mais plutôt comme un glanage régulier d'images et de sons sans objectif scénaristique. Face à cette quantité de rushs, Erwann Babin a été convié à venir travailler au montage de cet objet filmique qui prendra la forme d'un film-essai, entre documentaire de création et film expérimental, en évitant l'écueil du “film psychédélique” ou de la collection de “cartes postales contemplatives”.

Moins que de tenter de faire vivre un voyage, il s’agit surtout de raconter une expérience passée et révolue, de mettre en scène l’exploration de sa mémoire, d’analyser ses traces, et de réinterpréter le “carnet de bord” d’un atelier mobile.

Le film sera un point de vue sur le monde, tel qu'il a été perçu le long d'un itinéraire bitumé; un portrait nécessairement subjectif, marqué par les contrastes, disparate, bigarré et polyphonique. Portrait aussi d'un temps, d'une époque, d'une ère peut-être, celui de l'anthropocène, en prenant soin de reconstituer cette découverte permanente entre paysages naturelles grandioses et urbanisation mégalopolitaine, cette énergie partout présente, cette croissance incoercible aux reflets tous aussi poétiques, qu'horrifiants ou absurdes.

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Haïkus

Micro-métrages
Résidence “Geocyclab”
Atelier mobile Geocyclab - 2012-2015




83 micro-métrages d’une minute - Boucle de 83 minutes
http://www.vimeo.com/album/2208204
http://geocyclab.fr/rubrique/haikus

La tradition littéraire du “Haïku” japonais, traduite ici en un rituel audiovisuel qui tente de saisir, plutôt que de décrire, l'évanescence d'un instant vécu. Respectant une certaine spontanéité, nos “Haïkus” résultent de la juxtaposition de nos deux regards (sonore et visuel) focalisés durant une minute sur un même espace-temps. Cette série de micro-métrages propose un éventail de paysages fragiles, revisitant de manière sensible le concept du carnet de bord, et invitant à contempler le monde dans ce qu’il a de plus sincère ; sa lenteur, sa douceur, sa brutalité parfois.

Tournés et montés “sur la route”, et ayant par ailleurs fait l'objet de différentes diffusions en festivals ou au sein d'expositions, il nous importe de leur offrir une post-production professionnelle en vue de nouvelles diffusions et d'une édition sur support DVD.

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Geocyclab, éditions

(titre provisoire)

différents projets d'éditions
Montage en cours
Finalisation courant 2020


D'autres éditions sont envisagées, comme la publication de notre carnet de route sous forme de livre, le tirage et/ou la mise en pages d'une sélection de photos de notre voyage, des déclinaisons graphiques des photos des 1000 objets (livret, affiche…), ou encore la production d'un objet sonore réinterprétant la banque de sons de Geocyclab.

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ExSitu - CV

Fanch Dodeur / Barthélemy Péron

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http://www.exsitu.xyz

A venir…

Les Arts à la Pointe
Exposition au phare du Millier
Beuzec-Cap-Sizun (29)
14 juillet – 19 août 2019

#Recording
Exposition collective au Kunstforum
Bonn, Allemagne
22 juin 2019

Expositions / Résidences


Métaprojet #1
Résidence au collège Henri le Moal
organisée par Les Arts à la Pointe
Plozévet (29)
Février - Avril 2019

ExSitu
Exposition à la galerie Artem
Quimper (29)
Janvier - Février 2019

(Ré)Explorer
Résidence et Exposition à la Maison de la Fontaine
Brest (29)
Septembre - Janvier 2018-19

Héliotropisme #3
installation sonore et solaire
Artistes au jardin
Exposition collective par l’association CACTUS
Quimper (29)
Mai 2018

Champ d’Expression #5
Résidence à la ferme du Buis Sonnant
fragmentsduneresidence.tumblr.com
Plouguernével (22)
Avril - Septembre 2017

Memory Drops
installation sonore interactive
Exposition collective
invités en tant qu’artistes professionnels par PASAJ
Istanbul Youth and Children Art Biennial
Istanbul, Turquie

Mai 2016

Plantes Sonores
installation sonore interactive
Festival “Le Lac”
Événement organisé par les associations CRIC et ASSOMNIAK
Lac du Drennec, Commana (29)
Mai 2016

Improvisation pour violoncelle et plantes sonores
Invités par Erwann Babin et Julie le Pann
Performance sonore avec Ludovic Le Roy
L’Arpente, Plogastel-St-Germain (29)
Mai 2016

Ailleurs ici
Projection des Haïkus
exposition collective
curatrice: Elvan Zabunyan
Centre d’art contemporain Le Quartier
Quimper (29)

Novembre 2015 - Février 2016

Studi Aperti Arts Festival
Projection des Haïkus - Exposition collective
curateur : Giorgio Caione
Ameno (Italie)
Juillet 2015

Festival Oodaaq
Projection de “Haïkus, an 01” + Sélection DVD Oodaaq 2014
Rennes (35)
Mai 2014

GEOCYCLAB
Résidence itinérante à vélo autour du monde
www.geocyclab.fr
Octobre 2012 - Septembre 2015

Workshops


Chariot de la Méduse
Workshop réalisé avec les étudiants de l’EESAB
chariotmeduse.tumblr.com
EESAB Quimper (29)
Septembre 2016


Ateliers


Plantes Sonores + Microscope D
Galerie Artem
Quimper (29)

Plantes Sonores + Microscope D
Les échappés de Noël
Quimper (29)

Exploration microscopique
La Fourmi-e - Centre Hospitalier de Plouguernével
Plouguernével (22)

Instal party à la ferme
Rencontre entre agriculteurs et amateurs de l’informatique Libre
La Fourmi-e - Linux Quimper
Ferme du Buis Sonnant - Plouguernével (22)

Fabrication d’un “Can stove”
Festival - Les rendez-vous de l’Aventure
Lons-le-Saunier (39)

Atelier Arduino
CCA - Center of Contemporary Art
Tbilisi, Georgie

Crackle Box
Biji Biji Initiative
Kuala Lumpur, Malaisie

exsitu.txt · Dernière modification: 04 09 2019 par barth